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28 de agosto Selon CharlieFilm de Nicole Garcia, co-écrit par la réalisatrice.
La distribution présageait du bon...
![]() Malheureusement, le film ne tient pas sa promesse. Décrié à Cannes, la réalisatrice refait un montage. Je n'ose pas imaginer dans quel état était le film à la première monture.
Des personnages qui n'ont a priori rien en commun ; ils ne se connaissent pas, le seul lien entre certains est une rencontre de quelques secondes, ou plus pour certains.
Mais voulant nous montrez tous ces portraits d'hommes (certains accompagnés de leur femme), tous ces personnages restent superficiel, limite caricaturaux. Certains sont carrément inintéressants, pourquoi les avoir mis en scène ? Je pense au jeune tennisman...de la pure figuration.
Heureusement que les comédiens sont ce qu'ils sont. Parce que franchement, il n'y a pas grand chose dans ce film dit "chorale". Le montage n'aide en rien. Si l'on reste 2 minutes sur ce que vit un personnage, c'est un maximum. On passe de l'un à l'autre, en un claquement de doigt, comme si ce que le personnage vit n'était finalement pas important (pour la réalisatrice) : qu'il se fasse cuire un oeuf ou qu'il découvre que sa femme le trompe, Nicole Garcia filme de la même manière (aucun ne se fait cuire un oeuf ; dommage, il se serait passé quelque chose).
La grande faute au scénario donc. Les personnages auraient pu être intéressants, plus "creusés" ; mais ces 7 ou 8 hommes n'ont pas le temps de se poser, le spectateur n'a pas le temps de s'attacher à eux, les connaitre... il y en a trop, ça va trop vite, et il ne se passe finalement rien, malgré les efforts des comédiens, tous très bons. Mais bon, quand les personnages sont vides, on peut difficilement faire des miracles.
J'ai été heureuse de voir Jean-Pierre Bacri enfin dans un autre registre que le grognon de service. Il joue un maire qui en a marre de faire des discours superficiels, de voir les mêmes fleurs dans sa ville depuis des années, et aime les choses simples de la vie, et se bat pour garder espoir. En tout cas c'est ce qu'il m'a semblé...voir ci-dessus.Il est le plus émouvant avec Benoit Magimel. Voilà deux personnages qui auraient mérités d'avoir le film pour eux. Avec le personnage de Vincent Lindon. Ces deux derniers personnages ont les destins sont liés, en quelque sorte.
Benoit Magimel est comme toujours extra, ici en prof de SVT (science et vie de la terre), ancien chercheur qui n'a pas l'air d'avoir une vie épanouie... Tout en finesse, fragile sans tomber dans le pathos à 3 balles. Il a tout d'un grand. A voir Trouble, dans lequel il joue des jumeaux...il y est superbe! Et le film n'est pas mal du tout. A découvrir. Et bientôt à l'affiche Fair Play, avec Jérémy Rénier, Mélanie Doutey (avec qui il avait joué dans le film de Chabrol) et Marion Cotillard, entre autre.
Vincent Lindon, qui a peut être le rôle le plus ingrât. Un père de famille qui trompe sa femme en enbarquant son fils (Charlie) dans ses mensonges. Ici encore, le personnage aurait frisé le ridicule s'il n'était pas joué par Vincent Lindon, qui lui donne un peu plus que le mari menteur et tricheur.Que c'est triste de voir ces comédiens qui manquent de matières, l'image pas vraiment belle (la lumière est vraiment super crade, les images souvent flous...), on reste sur sa faim...dès le début. Bien sûr, on sent que Nicole Garcia aime ses personnages, aime les comédiens qu'elle a dirigé, que les comédiens sont heureux d'être là, mais...ce n'est pas vraiment pas suffisant.
20 de agosto Entrez dans l'Univers Gondry![]() Michel Gondry est un fou, dans le bon sens du terme. Son personnage principal, Stéphane Miroux (Gael Garcia Bernal) part dans des délires incroyables. Stéphane rentre du Mexique. Il vient de perdre son père, emporté par un cancer. Une jeune femme emménage dans l'appartement en face du sien. Au départ, il pense être tombé sous les charmes de sa copine, mais... pas si sûr!
Et malheureusement pour ceux qui l'entoure, Stéphane ne distingue pas la réalité de ses rêves.
Autant j'avais eu du mal à suivre Eternal sunshine of a spotless mind, film complètement barré, autant La science des rêves est plus logique dans le délire. Cet univers loufoque, poétique, et pas cucul pour un sous est envoûtant, délirant... Les personnages sont beaux ; Charlotte Gainsbourg joue une Stéphanie introvertie, délicate, magnifique. Alain Chabat, Sasha Bourdo, Aurélia Petit, Pierre Vaneck sont déchainés, géniaux. Les rêves de Stéphane les entraînent dans des situations abracadabrantesques (quelle idée Jaques de sortir des mots compliqués!!). Emma DeCaunes fait plaisir à voir dans le rôle de l'amie de Stéphanie, blagueuse, petit bout de femme plein d'énergie positive. Miou-Moui est, comme toujours, géniale, en mère un peu dépassée par les réactions de Stéphane.
![]() Visuellement, le film fleurte avec les films des Monthy Python, Wallace et Gromit, mais Gondry a son univers visuel bien propre. Toujours poétique, délirant, souvent très touchant, voire mélancolique. Stéphane se créé son propre studio où il explique sa vision de la vie ; où il peut vivre sa propre vision des évènements 'réels'. Il a la possibilité de s'exprimer, chose qu'il lui est très difficile, voire impossible à faire "en vrai".
Gael Garcia Bernal est magnifiquement timide dans la vie et complètement libre dans les rêves.
Michel Gondry dirige très bien ses acteurs, qui lui donnent le meilleur. Un vrai réalisateur, qui n'a pas volé son oscar pour le scénario de Eternal Sunshine... et n'a pas failli pour La science des rêves.
L'univers de Stéphane est beau. Aurait-il du mal à se dire que le temps de l'enfance est fini? Et finalement, est-ce que, en devenant adulte, on doit vraiment laisser de côté son envie, voir besoin, de croire encore à son imaginaire?
Et pourtant, Stéphane travaille sur un projet de calendrier où les images ne seraient plus des petits chats mignons, mais des catastrophes naturelles ou humaines.
Un film qui fait du bien. Tout simplement. On en ressort en ayant le sentiment d'avoir fait un beau rêve. Car finalement, on est tous un peu Stéphane non?
![]() 13 de agosto The Lost CityAdieu Cuba, pour le titre français. Film réalisé par Andy Garcia il y a deux ans maintenant. En 35 jours, un truc de dingue sachant que le film dure 2h30...
![]() Andy Garcia prend son temps...énormément de temps pour nous raconter l'histoire de cette famille cubaine unie. Des parents entourés de leurs 3 fils, Fico (Andy Garcia), l'ainé, Ricardo (Enrique Murciano) et Luis (Nestor Carbonell, il a des yeux lui, c'est pas humain !), ces deux derniers mariés. Nous sommes en 1958. Batista, véritable dictateur, est au pouvoir.
Fico est propriétaire d'un cabaret, semblant à mille lieus des préoccupations du pays.
Luis fait parti d'un groupe de résistants qui organise une attaque armée contre Batista.
La famille éclate. Fico ne veut pas prendre parti, quelqu'il soit. Ricardo rejoint le Che...
La réalisation est assez classique ; non, complètement classique. Mais on sent qu' Andy Garcia tenait ce sujet à coeur. Malheureusement, le film est vraiment trop long, malgré l'importance de tous les évènements. Le fait que l'histoire de ces frères soient entre-coupés par des numéros de danse, musique, m'a lassé. Le rôle de Ricardo (Enrique Murciano, donc, à 100 lieues de son personnage de FBI : portés disparus)est peut être celui le plus violent, personnage se jetant corps et âme pour ce qu'il pense être la juste cause pour son pays, laissant derrière lui femme et enfant. Oui, bon, j'avoue, j'aime beaucoup l'acteur, mais je sais être objective. Si c'est vrai (voir critique du Da vinci code...).
L'histoire d'amour entre Fico et Aurora (Inès Sastre) prend trop le dessus au milieu du film, on comprend vite que Fico ne peut vivre sans elle, mais on s'engouffre dans un tvfilm de M6 du début d'après-midi. Et franchement, Inès Sastre est très belle, mais à force de la voir froncer les sourcils et pleurer, on se demande si elle capable de jouer autre chose. Je me suis même demander si Andy Garcia n'avait pas baisser les bras se disant qu'elle ne pouver jouer les choses plus vrais et plus intériorisées. La différence entre elle et les autres comédiens est trop grande, on arrive à se dire que le personnage féminin du film est là pour faire jolie, et n'est capable de rien d'autre (donc, la faute à qui, au scénariste ou à la comédienne?) Les autres comédiens sont excellents, la mère (Millie Perkins) m'a énormément touchée, Bill Murray apporte une touche d'humour, bien venu dans cette atmosphère tendue.
![]() Malgré le gros défaut de longueur, les images reviennent à la mémoire bien après être sorti du cinéma. Le destin de ces hommes et de ces femmes, qui sont obligés de fuir leur pays s'ils veulent garder leur liberté, de laisser leur famille derrière eux, est bouleversant. Castro au pouvoir, il sera, entre autre, interdit de jouer du saxophone (!!!!!????).
Reste des personnages très forts, et bien sûr l' Histoire d'actualité, puisque Castro a laissé (temporairement?) sa place à son frère...
![]() 11 de agosto La tourneuse de pagesPour me changer les idées, je suis allée voir La tourneuse de pages, de Denis Dercourt.
![]() Il y a environ deux ans, j'avais vu Mes enfants ne sont pas comme les autres, avec Richard Berry, Mathieu Amalric et Malik Zidi entre autres. L'histoire d'un père violoncelliste pousse sa fille aînée à pousuivre ses études musicales en Russie. Celle-ci ne veut pas, et se rebelle...histoire très forte portée par de très bons comédiens. La musique est omniprésente, véritable personnage.
Dans le film qui nous intéresse aujourd'hui, il s'agit de l'histoire de Mélanie, fille de bouchers. Sa passion : le piano. Ses parents la soutiennent. Mélanie se prépare à passer un concours. Le jours arrive : un des jurés l'interrompte en signant un autographe. Mélanie panique et perd le fil de son morceau. Elle râte.
Environ 10 ans plus tard, alors qu'elle est en stage chez un avocat, elle propose ses services pour garder le fils de celui-ci pendant les vacances. Elle retrouvera cette pianiste concertiste qui lui brisa son rêve.
![]() Les comédiens sont magnifiques. Tout en retenu, sur le fil, ils donnent au film une atmosphère lourde, ambigue...à l'image des personnages féminins principaux. Catherine Frot est magnifique en pianiste qui a perdu confiance en elle, et Déborah François fait froid dans le dos. Comédienne à suivre, qui d'un moment à l'autre peut donner des sueurs froides puis sembler une jeune fille pas encore sorti de l'enfance, innocente.
La musique est encore une fois omniprésente, soulignant les tensions des personnages, véritable lien entre eux.
Denis Dercourt, professeur en conservatoire, semble aussi bien connaitre les comédiens que la musique. Il dirige avec justesse ces derniers, tout en retenu, comme le scénario, n'hésitant pas à utiliser les silences plus que les mots, inutiles. Ce qui m'avait séduit dans Mes enfants..., je l'ai retrouvé ici. Les regards, silence, sont préférés aux mots.
Bien sûr, on pourra dire que c'est du déjà vu. Mais tout est si justement interprété, réalisé, qu'on se laisse emporter dans ce film, dont l'ambiance est rare.
Ca fait du bien. Tout simplement. Sous le signe du cancerPas le signe astrologique. La maladie.
Arrêtons de croire que ça n'arrive qu'aux autres. Ce n'est pas vrai. Il y a un an je perdais l'une des deux personnes que j'aime le plus au monde à cause de cette terrible maladie. Ca a été très rapide. Mais tous les médicaments du monde n'ont pu l'empêcher de souffrir. Je l'ai vu. Je suis restée à lui tenir la main, elle pliée sur le lit de l'hopital, n'en pouvant plus de cette souffrance...Moi, tout ce que je pouvais faire, c'était lui tenir la main. Et la regarder. Retenir les larmes et la colère qui me rongeaient. Pour lui sourire, pour qu'elle ne perde pas courage. Une semaine avant elle ne me reconnaissait pas, les doses de morphine que les médecins lui donnaient pour calmer sa douleur étant trop forte. La médecine ne pouvait plus rien faire contre cette maladie qui avait gagné.
Hier, une autre personne que j'aimais en est décédée. Même scénario.
En tout, cette année, 4 personnes très proche de moi sont décédées du cancer. D'autres se battent contre une rechute. Je ne veux pas compter ces amis, famille qui me sont proches et qui se battent.
La plupart des cancers vous arrivent comme ça, sans crier gare, dans la gueule. D'autres sont causés par certaines habitudes de certaines personnes. Comme je l'ai déjà entendu dire lors d'une soirée : Faut bien mourir de quelque chose.
Petit con. Je ne souhaiterais pas à mon pire ennemi cette maladie.
Ma mère est morte du cancer des poumons. Elle était fumeuse. A grandi avec des fumeurs. Aucun lien? Arrêtons de nous voiler la face. La fumée m'a toujours gênée. Mes parents ont toujours fait attention de fumer à l'extérieur ou près des fenêtres (ouvertes).
Depuis un an, j'ai peur. J'ai vu les ravages de cette maladie. Par pitié, fumeurs, faites attention aux non-fumeurs. Fumeur passif, ça existe ; ce n'est pas pour vous emmerdez. Mais, le cancer des poumons est réel. Bien réel. Je vous le dis. Je l'ai vu. C'est moche. Très moche.
Les cancers de la gorge aussi, de la bouche..., c'est tout simplement monstrueux.
Les malades perdent du poid à une vitesse vertigineuse...en quelques semaines vous pouvez perdre jusqu'à 20 kilos. La chimio, les rayons bouisillent le fonctionnement de votre corps. On ne peut plus manger, le cops rejette tout. Plus de force. On reste au lit... c'est fini. Vous êtes dépendant. Dépendant de la maladie, de la douleur insupportable.
Pour les femmes, se faire suivre régulièrement, pour le sein, aller chez le gynéco pour un froti pour prévenir celui de l'utérus, des ovaires....ça prend si peut de temps finalement. Ca ne fait pas mal. Une fois par an, c'est quoi, si ça peut permettre de prendre à tant la maladie et de la guérir (non, arrêtez de vous dire que ça n'arrive qu'aux autres.) Allez voir le dermato aussi, pour surveiller les grains de beauté, ce n'est pas anodin. Loin de là. Le cancer de la peau existe. Tiens, encore un facteur : le soleil. Protégez-vous bien du soleil. Vos enfants, en bas âges, les plus sensibles. Ca coûte cher en crème? Allez faire un tour dans un hopital, voir ces hommes, femmes, enfants qui se battent contre cette maladie. Un pot de crème, ça n'est rien. Un tour chez le médecin, ce n'est rien.
A tous ceux que j'aime et qui sont partis, qui se battent aujourd'hui... 09 de agosto Maridelf va au ciné : à l'abordaaaaaaageAujourd'hui, au menu, vous aurez : Pirate des Caraïbes, le secret du coffret maudit.
Et oui, forcément, un film avec Johnny Depp, j'y cours. Enfin non, mais j'y vais quoi.
Pirate des Caraïbes n°1 était vraiment sympa, alors pourquoi ne pas aller voir la suite.
![]() Nous retrouvons Will et Elizabeth le jour de leur mariage ; malheureusement qui n'aura pas lieu, car les deux tourtereaux se font arrêtés pour avoir aidé le pirate Jack Sparrow à s'évader (voir premier opus). S'ils veulent échapper à la peine de mort, Will doit retrouver Jack et lui prendre une boussole...
Et nous voilà embarqué pour 2h30 de folie. Des batailles en mer, de grands méchants pas gentils du tout qui dégoulinent de partout parce qu'ils sont des anciens humains qui ont fait un pacte avec le diable de la mer (c'est moi qui le surnomme comme ça), Davy Jones, et ils les transforment en monstres marins. Les effets spéciaux sont hyper réalistes, mais au bout d'un moment j'en avais marre de voir tous ces monstres aquatiques horribles.
Heureusement une scène digne d'un film de cape et d'épées est arrivée pour faire respirer tout ça. Et qui ne manque pas d'humour, ce qui n'était pas pour me déplaire.
On retrouve avec grand plaisir Johnny Depp en excellente forme dans le rôle de Jack Sparrow, pirate lâche, bondissant, drôle, menteur...tout ça plus ou moins dans le désordre. Loin des figures héroïques comme Indiana Jones, Robin des Bois, son personnage pourrait finalement faire parti de ce panthéon (heu...est-ce vraiment le bon endroit??!!) des super-héros. A ses côtés Orlando Bloom et Keira Kneightley forment un couple de jeunes premiers digne des romans du XIXe, avec en plus le côté Eyrol Flynn pour lui et l'épée en main(s) pour elle.
![]() Mais j'ai commencé à m'ennuyer au bout de 3 batailles navales, redondantes, ça commençait à faire beaucoup. Oui, bravo, vous savez faire, on a compris, mais ça va aller là, on va avancer un peu plus ! Ca s'accumule, on ne sait plus où l'on est, il y a trop de personnages secondaires que l'on ne voit que trop peu de temps pour les reconnaitre par la suite. Ils ne sont la finalement que pour mieux mourir, au service des effets spéciaux qui prennent vraiment trop le dessus sur les comédiens, et au bout d'un moment il y a surdose.
Et encore une fois, je vais dire : j'aurais été le monteur (enfin "les", ils étaient deux, ils ont fait un excellent travail d'ailleurs) j'aurait coupé une bonne demie heure.
Reste un excellent début, drôle, bondissant, d'excellents comédiens, mise en scène, montage, image...enfin tout quoi. Mais le scénario s'essouffle, ils ont voulu faire beaucoup trop long à mon avis, pour les effets spéciaux. La fin est une porte ouverte au troisième volet, volet il me semble qui a été tourné à la suite de ce film. J'ai encore une fois l'impression de me répéter, mais il y a beaucoup de portes ouvertes pour des suites (films, tvfilms... toutes nationalités confondues). Ca doit être la nouvelle mode. Donc ici, une réponse laisse la place à une question... donc il faudra aller voir le troisième. Pas cool. Enfin, je trouve que 2, c'est bon. Parce que j'ai peur que le numéro de Johnny Depp me lasse, à force. Car finalement, c'est pas très profond tout ça (les personnages, hein. Oui, d'accord, les scénarios aussi...).
![]() 08 de agosto Coup de gueule, deuxièmeJe suis bien ennuyée...
Je suis allée voir Entre deux rives cet après midi, film avec Keanu Reeves et Sandra Bullock. Le genre : romantico-dramatique.
![]() Que dire...je n'ai pas détesté, je n'ai pas aimé non plus. Enfin, je pencherais plutôt pour la deuxième option. Mais alors, qu'est ce que c'est long...interminable, on se demande comment les protagonistes vont se sortir de ce cauchemar (et nous avec). Parce que pendant 1h40 Kate et Alex se courent après, tentant en vain de se voir. Eh oui, les deux amoureux ne vivent pas à la même époque : lui en 2004 et elle en 2006. La seule façon de communiquer est épistolaire. Dès que l'un des deux met une lettre dans la boite une boite aux lettres (pas n'importe laquelle en fait), l'autre peut la prendre. C'est magique. Heuuuu, je suis claire?
Donc, revenons au début : Kate vend sa maison au bord d'un lac. Elle laisse une lettre au nouveau propriétaire, qui s'avère être Alex. Celui-ci cherche à la joindre...mais son adresse n'existe pas encore.
Voilà le point de départ, plutôt intéressant. Mais alors, ça s'éternise, l'horreur. En sortant, j'avais l'impression que le film avait duré 2h! Mais vraiment, je ne sais pas quoi dire sur ce film, qui me laisse finalement assez indifférente. Les comédiens sont bien, les situations parfois (bon d'accord, assez souvent finalement) assez sympas, mais...on s'en fout quoi ! Tout ce que je voulais savoir, c'était comment ils allaient pouvoir se sortir de cette différence temporelle de 2 ans... Je me suis même, à une ou deux reprises, demandé si l'un ou l'autre n'était pas fou ou alors faisait un rêve avant son dernier soupir...enfin bref. Donc c'est au dénouement que tout prend forme, et un peu tard. J'aurais été le monteur, j'aurais coupé au moins 15 minutes de film.
La musique n'aide pas. De Rachel Portman, oscarisé pour The Full Monty (comme ici, il y a plus de chansons que de musique composée pour l'occasion). Elle a dû composer 1 minute 30 pour ce film, et trouver 150 chansons. Il y a même une chanson de notre Carla Bruni nationale. Laquel je n'en ai aucune idée, déjà je ne connais que Raphaël, et pis de toute façon j'entendais pas ce qu'elle disait alors...
Sinon j'ai regardé Smallville aujourd'hui, j'ai bien rigolé, je pense définitivement qu'on a heureusement échappé à Tom Welling dans le film Superman Returns. Je le trouve super minet, avec sa bouche en ventouse et ses yeux de chien battu. Lui? Superman? Ben j'y crois pas.
Dans l'épisode d'aujourd'hui, Lionel Luther (le papa pas très gentil du non moins pas cool Lex) et lui (Clark Kent quoi) échangeaient d'enveloppe corporelle. Bouuuuu, on a peur. Le comédien qui joue Lionel Luthor prenait bien l'air niais et limite débile de notre petit minet avec ses super pouvoirs, et Tom Welling faisait très bien le regard méchant (il fronçait très bien les sourcils, il a bien suivit ses cours de comédie. Bien sage.). C'était très comique.
Le scénario est comme à son habitude (ben oui j'avoue, j'ai suivi pendant une semaine entière...), donc comme à son habitude le scénario ne vole pas très haut (ahahahahahah). Cible pré-ado?
Vous avez vu leur reconstitution de Paris?? J'ai éteind la tv tellement ça m'a énervé. Ca ressemblait à une ville des Etats-Unis que l'on peut voir régulièrement dans les films. Ou Disneyland... Des immeubles en briques rouges, enfin vous imaginez le genre. Heureusement qu'on voyait le nom des rues (de la Bastille, les quais de Seine... le coin quoi). Il y avait des fleurs partout sur les murs et plein de petits drapeaux français (quand même) aux fenêtres. J'ai pas reconnu, et pourtant je me ballade dans ce quartier assez souvent... N'importe quoi !
Moi je dis : vive Brandon !!!!!!!! Et Bryan Singer !!!!!!!!!!!!!!!! Ouais !!
Voilà, je m'énerve, je m'énerve...
Ah oui, j'ai regardé le Zodiaque hier (tous les épisodes pour être exacte). J'ai bien rigolé tout le long. Les dialogues sont navrants, les comédiens jouent très faux, sur une note pour la plupart (Claire Keim pleurniche tout le long de la saison, les sourcils -sans pause- en ^,elle va avoir des rides!) Francis Huster prend constamment une voix bien grave pour montrer qu'il est énervé et/ou qu'il réfléchi...). Et puis comment voulez-vous que les comédiens jouent correctement quand les dialogues sont d'un ridicule désarmant ! La réalisation, heu... franchement pas terrible. Sait-il que des acteurs ça se dirigent? Parce que, pour ceux qui ne sont pas forcément du métier, le réalisateur réalise donc comme son nom l'indique "techniquement" le film, mais il dirige aussi les acteurs, il leur dit comment jouer la scène, et pas seulement : "Tu te lèves et tu vas à la fenêtre". Il faut savoir "doser" ce que fait le comédien, émotionnellement, et tout et tout. C'est un métier quoi.
Seuls deux ou trois comédiens s'en tirent, n'ayant pas un personnage trop caricatural et inintéressant (je pense à Anne Jacquemin...c'est le genre d'actrice qui pourrait lire le botin comme on dit, et qui serait intéressante...).
Le dénouement est affligeant, au dernier moment, pour bien donné du suspense jusqu'au bout... On nous avait donné des indices tout le long des épisodes, qui s'avèrent ne pas être de vrais indices !!!!!!! Pas cool !!!! Ils nous ont bien eu les coquins ! Et bien sûr, une énooooorme porte ouverte pour une nouvelle suite. Ben là sans moi. Les deux premiers épisodes de la saison 1 étaient de bon augure...ça n'a pas duré longtemps.
Aaaaaaah, ça fait du bien
Vive Usual Suspect ! Ca c'est du scénario, suspense, comédiens qui cassent la barraque! Tiens, je vais le regarder.
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