| Delphine's profileLe journal de MaridelfPhotosBlogLists | Help |
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September 27 Président![]() Albert Dupontel joue un jeune homme ambitieux, que Frédéric Saint-Guillaume (Claude Rich) prend son aile. Il accèdera sans difficulté à la présidence de la république.
Magouilles, secrets, pouvoie, train de vie digne d'un roi... sa fille (Mélanie Doutey) lui présente son petit-ami, Mathieu, jeune homme brillant (Jérémie Rénier). Après s'être renseigné, il embauche le jeune homme. Il le prendra sous son aile, comme Saint-Guillaume l'avait fait pour lui.
![]() Que dire... le film est plus démonstratif qu'autre chose. Et tout ce qu'il nous montre, et bien on le savait déjà, alors ! Manipulations, trahisons, utilisation des médias... tout ça on le sait déjà. Et on ne nous propose pas autre chose.
Les comédiens sont tous exceptionnels, Albert Dupontel en tête. Mais je suis sorti de la salle en ayant le sentiment que je n'ai absolument rien appris, le film est bavard et l'intrigue franchement pas intéressante. Le président veut faire taire une juge qui le gène? Mon dieu, je ne pensais pas que c'était possible !!!! Lionel Delplanque voulait-il me choquer? Si oui, c'est râté. J'ai fermé les yeux quelques temps tellement je m'emmerdais. Malgré les comédiens. Jérémie Rénier, Claude Rich (aaaaah, Claude Rich, la classe), Mélanie Doutey...les autres sont plus des figurants que des acteurs secondaires.
Pas politique pour un sous (malgré l'utilisation de phrases d'anciens présidents de la 5e République. Sauf "abracadabrantesque". Dommage), le film se voulait (il me semblait en tout cas) mordant. Que dalle. Reste Dupontel et Rénier, qui ont de beaux échanges (j'avais envie de mettre "de belles scènes", mais si elles le sont, c'est grace à ces deux magnifiques comédiens, et non au texte).
![]() September 22 Du bonheur d'avoir des voisins.Aaaaaaaah, les voisins.
Que dire.
Là, je suis prête à monter voir la mienne pour lui demander de baisser le son de sa tv parce que je peux suivre ce qu'elle regarde ; je vous aide : nous sommes vendredi soir, et qu'est-ce qu'il y a la télé le vendredi soir, émission qui a repris depuis peu de temps? Et ouiiiiiiiiiiiiiiiii, la star ac'. Et là, ça gueule. Je suis sur la chaîne dont le numéro suit la chaine qui diffuse ce moment merveilleux de musique. Et bien, j'entend quand même les basses de la 1. AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAa, j'en ai marre !!!!
Mes voisins d'à côté sont super.
Mes voisins (ou au singulier, c'est un studio alors ça change souvent) d'en face, tranquille. Sauf ce soir. La 1 à fond. Sont tous sourds ou quoi? Mais non ce n'est pas vous, ce sont eux qui chantent faux. Il faut baisser le son, pas l'augmenter !
Je ne dis pas que je suis une voisine parfaite. Les murs sont en papiers, alors forcément, on doit m'entendre. Et puis je joue du piano alors...mais pas avant 12h, et pas après 18h, 18h30. Et pas pendant 5h. Et je ne joue JAMAIS le soir !
Là, il est 22h50. Le magasine Tv me dit que j'ai encore jusqu'à 23h10 à tenir... mais est-ce que ça serait déplacé d'aller voir ma petite voisine du dessus (fort sympathique au demeurant) et de lui demander de baisser un peu le son, là c'est une heure raisonnable.
Et Nikos hurle toujours dans son micro...
J'ai essayé de mettre ma télé fort il y a une petite heure. Très fort... je crois que ça a plus gêné mes voisins d'à côté et moi que ceux qui mettent à fond la star ac'. Et pis j'ai pas tenu trente secondes. Ca tape sur les nerfs. Même s'il s'agit du programme que J'AI choisi.
Au fait, je trouve ça scandaleux de faire chanter (enfin, pour certains, essayer) en prime time des mecs qui sont aussi expressifs que des endives. Tiens, et si j'allais y faire un tour et que je me mette à faire la contorsionniste. Ahahahahahah, je suis aussi souple qu'une barre de fer.... Enfin bref, et tout le monde qui applaudie comme s'ils avaient entendu un(e) artiste extraordinaire. Mais bon, il y en a dans le tas qui doivent avoir du talent. Enfin bref, je ne suis pas alors il ne faut pas que mon mauvais côté sorte juste parce que je suis sure les nerfs.
Cool.
Tiens, ma voisine du dessus marche...boum, boum, boum.
C'est pas de sa faute, on habite dans un immeuble dont les architectes n'ont pas pensé que les habitants aimeraient ne pas savoir les faits et gestes de leurs voisins dès qu'ils bougent.
Horreur quand le matin ma voisine mixe je sais pas quoi. Sa cuisine touche ma chambre. Mais on ne va pas s'empêcher de vivre.
Mais il faut penser, à partir d'une certaine heure, qu'on n'est pas seul(e).
Avec tout ça, il est bientôt 23h10 !
Hourra.
Mais, oh mon Dieu, qui va jarter du château ce soir??? Suspense quand tu nous tiens... September 17 Little Miss SunshineAprès un excellent film indispensable vu hier après-midi (Thank you for smoking), une fin de soirée dans la merde télévisuelle, le niveau a fait une remontée incroyable avec ce magnifique film.
![]() Voici une famille complètement folle, qu'on adore. Richard (Greg Kinnear) et Sheryl Hoover (Toni Colette) ont deux enfants. Un ado, Dwayne (Paul Dano), qui a fait voeux de silence, et une petite fille de 6-7 ans, Olive (Abigail Breslin). Le papa de monsieur vit chez eux (Alan Arkin) et se shoote à l'héroïne. Le frère de madame, Frank (Steve Carell), premier spécialiste américain de Proust a fait une tentative de suicide et, à cause de l'assurance, Sheryl l'emmène vivre chez eux.
Richard tente d'imposer sa thèse : si quelqu'un veut vraiment réussir quelque chose, il doit s'y prendre en 9 étapes. Et il n'y a que deux sortes de personnes sur terre : les gagnants et les perdants. Sheryl fait ce qu'elle peut pour que ces différentes générations cohabitent le mieux possibles, que son frère ne refasse pas une tentative de suicide...
Olive ne rêve que de concours de beauté, a réussit à gagner une seconde place. Son grand-père la fait répéter en vue du prochain concours... qui arrive plus tôt que prévue. Elle peut participer au concours de beauté Little Miss Sunshine, en Califormie.
La famille va parcourir plus de mille kilomètres pour que leur petite Olive puisse vivre son rêve.
Ce film est tout simplement magnifique, à l'image des acteurs. Les personnages sont touchants, ils apprendront à se connaitre (ou se re-connaitre) grâce à ce voyage impromptu dans un mini-bus prêt à rendre l'âme. Le film offre des scènes dignes de rentrer dans un dictionnaire des scènes cultes, des répliques qui font mouche, des rapports entre les personnages toujours justes et très souvent touchantes. Le film se termine sur une séquence de concours de beauté de dingue ! Mais je ne veux pas en dire trop... Horrible et à mourir de rire à la fois...
![]() Sans une moral dégoulinante de bons sentiments que nous sert parfois (souvent) l'Amérique bien pensante, ce film nous montre juste un portrait d'une famille dont les personnages croient savoir ce qu'il faut faire, ou se cherchent, avec un ton très drôle, touchant, sensible...tout simplement humain, avec les forces et les faiblesses que chacun à en lui.
A voir absolument. Tout simplement, à l'image du film.
Insomnie...Hier soir, nouvelle émission dite de divertissement sur la 2 : On n'est pas couché, présenté par Laurent Ruquier, qui a envahit la grille des programmes de cette même chaine.
Invités pour cette première (qui sera pour moi la dernière) : Christine Angot l'écrivain, Arno Klarsfeld l'avocat, Elisabet Guigou la politicienne, Michèle Bernier la comédienne, Jean-Louis Murat heu...chanteur?!, etc. Alors je n'ai pas regardé dès le début, donc... et j'ai arrêté assez rapidement. Quoi que, je pense que j'ai été résistante.
Le niveau était bas, très bas. Les blagues ne volaient pas plus haut que le caleçon.
Laurent Ruquier rigolant pour tout et rien (surtout rien), instaurant une ambiance qui ne prônait pas vraiment le respect des uns envers les autres (Angot disant sèchement qu'elle ne voulait pas lire le livre de Guigou, ne lisant que des livres d'écrivains...alors que la politicienne ne revendiquait pas le fait d'être un écrivain mais une politicienne exposant ses idées...qui n'ont pas été vraiment abordées, peut-être parce qu'elle n'en a pas...on ne sait pas, vu les questions de Ruquier inintéressantes au possible). Murat insultant à qui va, une pauvre fille, rédactrice de Closer, venue de son plein gré dans l'arène pleine de lions affamés. Ruquier l'a laissé se faire insulter sans broncher...bravo.
Est venu ensuite Arno Klarsfeld dans le fauteuil de l'interviewé (oui oui, ils ont copié le décor de Cauet). Alors là, ça a tourné au sordide. Cet avocat travaille maintenant comme médiateur de Sarkozy, sur le dossier (énorme et sensible dossier) des sans-papiers. Sont arrivés sur le plateaux Eric Zemmour et Michel Polac. Ca a hurlé, crié, ça s'insulter, Ruquier ne pouvant plus se faire entendre, et continuant à rire, le public applaudissant les dires des uns et des autres, opposées, bien évidemment. Est arrivé Charles Berling, venu exposer ce qu'il a vu à Cachans. Plus de 500 expulsables à tout moment. Avec ou sans papiers. Tout de suite le ton est monté, ça s'est insulté, personne ne pouvait en placer une, à l'exception de Zemmour et Klarsfeld, qui se cachait derrière la loi. C'est écrit ça, donc ça ne sera pas autrement, alors que le pauvre Charles Berling parlait humanisme, ce à quoi Zemmour a bien rigolé, disant qu'il fallait arrêter de se voiler la face, et Berling demandant si on pouvait parler autrement quand parlant loi deux minutes. Et le public applaudissant Zemmour et Berling d'une seule voix...
J'étais gênée, très gênée.
On ne peut pas traiter un sujet tel que celui là, avec ce ton qui a été celui d'hier. Ce n'était qu'insultes, irrespect ; Elisabet Guigou a essayé d'exposé tant bien que mal son point de vue, elle s'est fait illiquo insulté par Zemmour, qui a peut être des choses intéressantes et intelligentes à dire, mais il a une telle méprise des autres, et des femmes en particulier, qu'il en perd l'attention, en tout cas la mienne.
Charles Berling a réussi à parler (c'est un grand mot mais bon) à notre médiateur de Sarkozy, mais le thème a été survolé, il aurait pu y avoir une discution d'intérêt réel si seulement Klarsfeld et Berling avaient pû parler tranquillement 2 minutes. On ne peut pas de toute façon traiter ce sujet en 10 minutes, avec des pittbulls comme acteurs de ce débat. Seuls Klarsfeld et Guigou ont eu des paroles respectueuses l'un envers l'autre, essayant de communiquer leurs idées sans se faire hurler dessus par d'autres. Parce qu'ils essayaient ! Mais vu l'ambiance, je pense qu'ils ont attendu la fin de l'émission et les coulisses pour s'échanger leurs idées, que tous les deux avaient l'air de respecter malgré la différence de leur point de vue. Idem pour Berling. Et Ruquier n'a encore une fois pas les épaules pour ça.
Emission de divertissement oblige, l'enchainement a été grandiose : des sans papiers, on est passé sans transition à Jean-Louis Murat et son nouvel album. Malaise. Et Murat qui ne savait pas ou se mettre, parce que, et ce sont ses propres mots, en gros, on se sent con de passer faire de la pub après la tension, qui n'a pas eu le temps de retomber. Ruquier de rétorquer que c'est la télé, et puis dans les journaux c'est comme ça aussi, alors ne crachons pas sur la tv et son fonctionnement. Ben oui mais avec le journal (papier), on lit comme on veut, dans l'ordre qu'on veut. Ici, on n'a pas le temps de respirer un bon coup.
Donc Murat a raison, c'est rabaisser aussi le thème et le problème des expulsions.
J'ai arrêté, je n'en pouvais plus, j'avais la tête qui allait exploser, et j'avais le sentiment qu'on dévalorisait les problèmes, la politique, mélanger avec le divertissement pur. Ruquier a posé lui-même le problème en faisant venir la fille de Closer : peut-on dire que les politiques sont des 'people'? Ben non, ils ont quand même un statut important ; et lui-même invite et mélange dans son émission un roman et un bouquin politique, le sujet des sans papiers et le nouvel album de Murat...??!!!
Et le public d'avaler tout ça comme si on lui servait du pâté de canard suivi de rillette.
Indigeste.
Samedi prochain, vous pourrez être couché assez tôt.
![]() Thank you for smoking![]() Nick Naylor, lobbyiste travaillant pour l'industrie du tabac, démontre avec brio les bienfaits du tabac. Il défend l'indéfendable avec une verve incroyable et un charisme ravageur aussi bien face à des bambins et leur institutrice, sous les yeux de son fils qui aimerait être une petite souris ("S'il te plait papa, ne ruine pas mon enfance"), honteux du travail de son père, mais qui va apprendre à le connaitre, sur les plateaux télévisés, que face aux politiques qui luttent contre les cigarettes.
Le réalisateur, Jason Reitman, fils de..., a choisi le ton de l'humour, le noir, le mordant, montrant sans prendre parti ce lobbyiste et ceux qu'il côtoie (une fois par semaine, il déjeune avec deux comparses, Polly Bailey qui défend l'alcool (jouée par Maria Bello), et Bobby Jay Bliss (David Koechner) grand défenseur des armes à feu, et lui-même porteur d'un de ces petits bijoux), se battant pour savoir lequel des trois fait le plus de morts par an. Et Nick est l'heureux gagnant de ce furieux trio, statistiques à l'appui, n'hésitant pas à décrêter que Polley Bailley ne mérite même pas d'être kidnappée vu ses statistiques.
![]() Bref, le ton est mordant, satirique... J'ai adoré! Malgré des petites longueurs, on est happé par ce film, du début jusqu'à la fin.
Est-ce parce que 90% de la salle était des fumeurs?? J'étais avec une amie, on a été les seules à rire à ce ton qui dérange. Nous ne sommes pas des fumeuses, nous avons vu partir des proches (très proches) du cancer des poumons, et personnellement je suis contre le tabac, suis pour des pub contre cette drogue assassine. Un malaise évident règnait dans la salle. Voir une gêne... Comme si tout le monde se voile la face "non non, je ne veux pas savoir, je ferme mes yeux et je me bouche les oreilles..."
Mais le point de vue intéressant de ce film, le fait qu'il ne pointe pas du doigt l'industrie du tabac ; les propos de Nick Naylor (magistral Aaron Eckhart) sont désarmant : face à un défenseur de la lutte anti-tabac et un garçon atteind du cancer, il n'hésite pas à dire que c'est le défenseur contre le tabagisme qui veut la mort du jeune homme et non les sociétés de tabac, pour la simple et bonne raison que ces derniers auraient tout intérêt à ce qu'il reste en vie pour fumer et rester en bonne santé le plus longtemps possible ; lorsque son fils lui demandera ce qu'il fait exactement, que ce n'est pas forcément moral, son père lui répond :
"My job requires a certain... moral flexibility." ("Mon boulot demande une certaine...flexibilité morale")
"That's the beauty of argument, if you argue correctly, you're never wrong. ("C'est la beauté
de l'argumentation, si tu argumentes correctement, tu n'as jamais tord")
...même si ce qu'il dit est horriblement politiquement incorrecte !!
Si vous êtes intéressés par quelques dialogues du film, cliquez sur le mot qui suit : imdb. C'est en anglais.
Un film indispensable, qui appuie où ça fait mal, mais sans faire la moral ; aucun des personnages (contre ou pour le tabac) n'est blanc ou noir.
Ca fait froid dans le dos quand on sait que les sociétés de tabac paient les acteurs d'Hollywood des sommes exorbitantes (dépassant les 1 millions de dollars par an) pour qu'ils fument dans les films, faisant ainsi passer le message que "La cigarette, c'est cool".
Il me semble avoir noté qu'aucun des comédiens ne fument dans le film... fort!
Fumeurs, allez voir ce film, non-fumeurs, allez voir ce film... indispensable, donc (oui je sais, je me répète, mais ce sujet me tient vraiment à coeur). Premier film réussit, comédiens parfaits (les comédiens cités ci-dessus, William H. Macy, Adam Brody en assistant de Rob Lowe complètement speed...). Bravo.
![]() September 11 Fair Play![]() Premier long métrage de Lionel Bailliu, tiré de son court métrage Squash, avec déjà Eric Savin.
L'histoire d'employés et patron qui se manipulent, se menacent via le sport... jamais on entre dans un bureau. Les rapports de force (physique et psychologique) dépassent la vie de bureau, et il faut savoir parfois ne pas la jouer fair play si on veut garder sa place. Le patron propose à son jeune employé visiblement faible, qui à perdu un contrat, de ne pas le virer s'il gagne la parti de squash.
Tous les coups (invisibles) sont permis.
Je récapitule : un patron manipulateur et sans coeur, un petit jeune trop peureux pour être honnête, un cadre qui fait son sympa mais très manipulateur, une comptable trop honnête, ... et tout ce petit monde va se retrouver pour un weekend en canyoning qui permettra à cette petite équipe fort sympathique de se souder encore plus s'il est possible, et de détendre l'atmosphère.
On aurait pu assisté à un petit parcours santé tranquillou et à regarder les comédiens faire des pompes pendant deux heures.Ce n'est pas le cas ici. Lionel Bailliu présente des personnages ni tout blanc ni tout noir qui semblent ne pas avoir le choix s'ils veulent survivre et rester dans la boîte. Certains sont plus les dominants que les dominés, mais les vrais personnalités se révèlent lors de ce canyoning qui tourne à la catastrophe. Les comédiens sont tous excellents, Eric Savin en tête. Il n'aurait été que justice qu'il soit en promo télé avec ses collègues Magimel et Cotillard. Il compose magistralement un patron salopard, manipulateur, prêt à tout pour arriver à ses fins.
(ben j'ai trouvé que cette photo!, désolée)Film sur la manipulation, la trahison, des personnages pas caricaturaux (quoique au début, le personnage que joue Magimel...ça choque! enfin, c'est peut être le fait de le voir comme ça, tout en roux avec des lunettes qui m'a fait bizarre, mais son personnage est finalement plausible). Il y a quelques longueurs, mais l'histoire est prenante, les comédiens se donnent à fond (ils ont tous des rôles très physique), et plus psychologique que le film peut présenter au début. Et finalement, le fair play peut aussi bien s'appliquer (ou pas) dans la vie de tous les jours. Parce que franchement, vous n'avez pas remarqué que si l'on veut se faire respecter, ou tout simplement arriver à ce que l'on veut, il faut parfois s'imposer en étant malheureusement dur... La vie n'est pas un long fleuve tranquille.
Je suis contente de ne pas travailler en entreprise.
A voir donc, si les thèmes de la manipulation, le harcèlement vous intéressent. Et le canyoning aussi. N'oubliez pas d' aller aux toilettes avant, parce que y'en a de l'eau!
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September 09 Je vais bien, ne t'en fais pasJ'avais envie de voir ce film, et en même temps, je me disais qu'une comédie serait la bien venue.
Je ne regrette pas d'avoir pris une place pour le film de Philippe Lioret.
![]() Ce film est tiré du roman d'Olivier Adam (auteur de Poids léger, roman aussi adapté au cinéma, Falaises, Comme les doigts de la main, entre autre), dont il a fait l'adaptation avec le réalisateur.
Une jeune fille rentre de vacances. Elle apprend que son frère jumeaux, après une dispute avec son père, est partie sans lui laisser de message. Elle tentera de le joindre, sans succès. Elle sombre dans l'anorexie. Ses parents, ne sachant que faire, la mette dans un hopital spécialisé de ces maladies.
Ce film est magnifique, par ces personnages sincères, vrais. Ils sont interprétés par des acteurs formidables, de l'amie de Lili, Aïssa Maïga, en passant par les parents, interprétés par Isabelle Renaud et Kad Mérad (qui est vraiment beaucoup plus intéressant quand il n'est pas avec son compère Olivier), parents qui semblent cacher des choses à leur fille, qui ne savent pas comment l'aider à sortir de son mutisme. Et Julien Boisselier, génial en amoureux patient et présent, et bien sûr Mélanie Laurent, tout simplement superbe. A la fois vulnérable et forte, qui n'hésite pas à arrêter ses cours pour retrouver ce frère jumeau qui lui manque tant. Avec ses grands yeux bleus, elle bouffe l'écran.
![]()
C'est un film qui, malgré le sujet difficile, plus profond qu'il n'y parrait (est-ce vraiment seulement une fugue?), le film dégage un optimisme et une force communicative, sur l'espoir, et pause, à mon sens, une question essentielle : est-il sain de cacher des choses aux gens qu'on aime?
La chanson de Aaron, Lili, (dans le film, composé par le frère de Lili, donc, pendant son absence) est superbe, ainsi que la musique de Nicolas Piovani, jamais casse oreille.
Le film ne tombe pas dans du sentimentalisme à deux balles. A l'image des comédiens, le film est sensible, vrai, et il fait du bien. On vit cette recherche à côté de Lili, on ressent avec elle ses doutes, sa solitude face à la recherche de son frère Loïc, ce père dur, et sa mère qui semble être déchirée entre son mari et la douleur de sa fille.
![]() A noter, Thomas (Julien Boisselier), offre à Lili un livre, On ira voir la mer, d'Oliver Adam. Quand on sort du film, on a envie d'aller à la librairie la plus proche pour acheter le livre (il semblerait qu'il soit plus sombre encore que le film) et découvrir ses autres histoires.
Si c'est pas du positif tout ça!!!! |
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