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日志


4月19日

La belle vie parisienne

Ah, que les parisiens sont sympathiques et calmes.
Hier, je marchais tranquillement sous les arcades du Louvre, lorsqu'un groupe de 4 personnes me fonce dessus. Je ne peux n'y aller à gauche, ni à droite, je suis prise au piège. Alors je ralentis... Ce que je n'avais pas fait !! La femme me fonce dessus en me hurlant : ben alors ! Faut se bouger là, vous bloquez le passage !!!!!
Oui mais bien sûr.
 
Aujourd'hui, je prends le métro, la ligne 13 pour être plus exacte, et arrivant à ma station de destination, je me mets devant les portes pour pouvoir effectuer ma sortie. Les portes souvrent, et là, en plein milieu, une jeune bringue bloque le passage. Je dis alors que j'aimerais bien descendre, et là, une voix stridente m'agresse les oreilles : vous avez qu'à bouger vos grosses fesses, non mais je rêve !!!!!
La fille est complètement hystérique.
Et là c'est moi qui rêve.
 
J'en ai MARRE, MARRE MARRE de ces gens qui se croient seuls au monde et ne connaissent pas les règles de savoir vivre de bases.
Et là je hurle dans mon fort intérieur à moi personnel qui n'implique que ma petite personne : merde merde merde merde merde. Bande de connards !
 
Voilà.
Ca va mieux.
 
Peace and love
 
 

 
 
4月11日

Il faut souffrir pour être belle !

Ce matin, après un beau week end de Pâques, quelques repas en famille bien caloriques, et quelques oeufs en chocolat dégustés avec plaisir, je vais à ma petite salle de gym. Il faut bien commencer à éliminer.
 
 Donc je me retrouve à courir sur le tapis électrique de la salle de sport, je mets mes petits écouteurs dans les oreilles et je branche à la petite tv intégrée et je commence à zapper en courant (pas pratique pour un sous je vous l'accorde mais il faut bien faire passer le temps). Je tombe sur une chaîne de vente par correspondance bien connue de ceux qui ont le câble. On pouvait admirer une nana menue comme une allumette faire du stepper ("j'ai retrouvé une silhouette de jeune fille -alors qu'elle ne doit pas dépasser les 25 ans- grâce à cet objet de torture magnifique..."). Ouais, pas très crédible tout ça. Et moi qui commençait à bien transpirer, je souriais jaune.
Je zappe parce que je ne suis pas maso à ce point là.
 
Quelques minutes plus tard (j'ai quand même couru 25 mns... c'est beaucoup pour moi, surtout après un week-end de Pâques), bref, je retombe sur cette chaîne ou une autre avec un programme identique ; on nous bombarde beaucoup avec les produits miracles de régime, comme la soupe qui fait fondre : plus vous en mangez, plus vous maigrissez, trop fort. Avec bien sûr, en prime,  une interview d'un médecin (il est autant que moi je suis la reine d'Angleterre), vantant ce produit miracle. Il y a le caleçon qui fait fondre,  et j'en passe.
Bref, là n'est pas le problème (quoique). Sur un produit miracle, une voix de femme nous vantait ce produit en finissant par : grâce à lui vous retrouverez une ligne zvelte et vous sentirez de nouveau jolie...
Quoi??? Il faut être en dessous d'un poids normal pour se sentir jolie?????? Ben mince alors (ah, là je ne voulais pas faire de jeu de mots...)Depuis quand être maigre rend-il jolie et heureuse?? Evidemment, nous vivons dans une société valorisant la minceur (voir la maigreur). Mais de là à faire un amalgame entre la minceur et la beauté... où va-t-on?
 
Hier soir, sur France 5, j'ai vu un programme présenté par Paul Amar sur la minceur. Une représentante d'agences de casting de mannequin était là, entre autres invités. Elle disait ne pas connaitre le poids des mannequins, que seul la silhouette comptait. Elle nous prend pour des cons?? Une ancienne mannequin était là, et disait que la majorité des filles ne prenait qu'un repas par jour. Et ça ne posait aucun problème à la représentante des agences. Non, elles ne se mettent pas en danger, il faut arrêter avec ses clichés.
Ben voyons.
Et de nier que l'image de la maigreur n'avait aucune influence sur les jeunes adolescent(e)s les plus fragiles... C'est se voiler la face, et ça me met en rage.
 
Ah oui, vous avez vu la pub de...Dior je crois. Une fille nue dans un lit (un léger drap recouvre ses fesses quand même). C'est une "parodie" du Mépris avec Bardot. Seule la fille est plein écran. On apperçoit seulement les jambes (habillés) du mec... si cette fille est majeur, je veux bien manger des champignons toute une semaine (je déteste les champignons, ça me rend malade). Sérieux, et ça ne choque personne? De plus, sortie du contexte du film, cette scène renvoie une image complètement dégradante de la femme. Pourquoi elle est toute nue et pas lui?? La manière dont elle parle, les poses qu'elle prend, etc, sont extrêmement choquantes.
 
Comment ça je m'énerve?  
 
3月27日

Ensemble, c'est tout

 
 
J'avais beaucoup aimé le livre. Il m'est resté en mémoire plus une ambiance que l'histoire.
Je suis allée voir le film pour les comédiens, car souvent, lorsque l'on a aimé un livre, le résultat peut être décevant. Ici, j'ai été emballée. Je dois avouer que l'histoire était devenue très floue. Juste les grandes lignes m'étaient restées dans un coin de ma petite tête.
 
Le casting est ici impeccable. Le quatuor principal est tout simplement excellent. Guillaume Canet en jeune cuisinier bourru pas si méchant qu'il ne veut le faire croire (ouh la, chuis pas sûre que ce soit très français cette phrase...), Audrey Tautou, maigre comme un clou mais forte et têtue, Laurent Stocker parfait en aristo au grand coeur qui en a marre de bégayer et enfin Françoise Bertin magnifique en grand-mère qui ne veut pas finir sa vie dans une maison de repos. Ces quatres là qui n'ont rien en commum vont apprendre à se connaitre, à co-habiter.
 
Il y a une force émotionnelle évidente tout le long, on rit, on a les larmes aux yeux. Pas de pathos à deux balles, pas de personnages sacrifiés et caricaturés. Le film est juste et simple.
Et je dois admettre que je comprends (enfin) pourquoi Audrey Tautou joue autant. Depuis le film avec Gad Elmaleh, je trouve son jeu très intéressant, et surtout elle beaucoup plus présente. Elle a un jeu très intelligent et subtil que je n'avais pas décelé dans ses premiers films.
 
Que dire... Un beau film sur l'amitié, l'amour, qui fait du bien. Voilà, c'est tout.
 
3月20日

Un français et un américain

Commençons par celui qui m'a déçu : Ma place au soleil
 
 
Un premier film de et avec Eric de Montalier. Avec un casting de rêve : Nicole Garcia, André Dussolier (), Jacques Dutronc, Mélanie Doutey (), François Cluzet ()... pour un film dit choral. Et là est le problème. C'est un film choral, qui met en scène beaucoup trop de personnages en scène. Comme l'indique le sous-titre du film, nous assistons à la recherche du bonheur, de l'amour de plusieurs personnes ; des couples qui se déchirent, un prof jaloux qui aborde les filles plus que très maladroitement, un écrivain volage... Il y a tellement d'histoires que les personnages n'existent pas vraiment, ils sont plus caricatural qu'autre chose, bref, l'auteur râte son sujet, trop superficiel. Les personnages se croisent, mais gratuitement, ce n'est qu'un effet de mise en scène pour valider le label "film choral".
 
Les acteurs sont tous très bien. Pas de problème de ce côté. Mais trop de personnages ne sont traités que superficiellement. Le rythme du film en pâti. Il y aurait eu moins de couples traités, le réalisateur aurait pu approfondir la psychologie des personnages et surtout leur relation, purement anecdotique ici. je pense par exemple au couple Garcia-Dutronc, et plus particulièrement à leur fils. Pourquoi le père et le fils ne se parlent plus? On ne le saura jamais, alors pourquoi l'avoir montré, puisque ce problème n'a qu(in traitement anecdotique?  Dommage pour Thomas Jouannet, très bon comédien. De plus, pour beaucoup de personnages on frôle la caricature. Seul le couple formé par Cluzet et Valeria Golino (aussi) part d'un point A pour arriver à un point B. Tous les autres ne finissent pas leur cheminement, ou alors c'est baclé donc inintéressant.
 
Dommage dommage. C'est le deuxième film choral que je vois et que je trouve superficiel (Selon Charlie, quoique les personnages étaient un peu plus profond quand même). Même pour les acteurs on s'ennuie.
 
 
Un film que je suis allée voir pour les comédiens, mais avec réserve :
 
Comme quoi, parfois il ne faut pas écouter ses préjugés. J'ai beaucoup aimé ce film, sensible, simple dans ses sentiments, mais fort, sans jouer la carte postale sans âme (oh regardez comme c'est beau, on a mis beaucoup d'argent...). Le film est juste, beau, avec des acteurs superbes (aaaah Edward Norton). Contrairement au film cité ci-dessus, les personnages auront, en parallèle du voyage qu'ils font, un voyage intérieur. Kitty (Naomi Watts) se marie avec un bactériologiste, Walter, par dépit. Sa femme tombe amoureuse d'un autre. Walter se porte alors volontaire pour partir dans une région où le choléra décime la population. Sa femme le suit à contre coeur...
 
Il faut aimer les mélos, mais celui-ci est bien fait je trouve, intelligent, fort, grâce bien sûr à son duo principal.
Ne boudez pas votre plaisir de voir un beau film, aussi bien visuel que par son histoire forte, ses acteurs, justes (et producteurs), la musique d'Alexandre Desplat (cocorico), très simple...
Vous pouvez aller jeter un coup d'oeil au site du film.
 
3月19日

La nuit porte conseil

Je crois que j'ai trouvé : il s'agit du film Hors de prix avec Audrey Tautou et Gal Elmaleh ! Ouf. Ca m'est revenu d'un coup ;)
3月18日

Besoin d'aide

Au secours !!! Je recherche depuis trop de minutes maintenant le titre d'un film où le personnage principal féminin ne finit pas ses phrases...ce qui est sensé faire craqué le mec en face. Vous voyez de quoi je parle? Si oui, ça serait super gentil de me donner le titre. il me semble que c'est français, mais je ne suis vraiment pas sûre !  
 
Merci d'avance !
3月17日

Le printemps du cinéma

Profitez du Printemps du cinéma, qui démarre demain pour 3 jours de folies ! Dans tous les cinémas la place est à 3.50 euros. Ca vaut le coup non?
 
Je vous conseille le dernier film que j'ai vu Le 4e morceau de la femme coupée en 3
 
Premier film de (et avec) la comédienne Laure Marsac, avec le génial Denis Podalydès dans le rôle d'un moniteur d'auto école blasé.
Le titre est bizarre... le film l'est aussi surtout, je trouve, dans sa construction. Il est divisé en 3 (référence au titre), et c'est la dernière partie du film que je n'ai pas bien saisi. Enfin, j'ai tout compris, mais je n'ai pas compris pourquoi ce flash-back. Mais c'est pas grave du tout, car le film est empreint d'une légèreté (ce n'est pas du tout péjoratif), avec en tête le personnage de Louise, interprétée par Laure Marsac, superbe, pleine de grâce, tout droit sorti d'un film des années 70. Louise veut passer son permis de conduire pour être plus indépendante. Première partie du film. Louise réussit. Deuxième partie : elle va louer une voiture et faire des courses dans un grand magasin...elle oublie les clés dans la voiture et se retrouve enfermée dehors.
Laure Marsac met en scène cette femme rêveuse, pas vraiment connectée à la réalité, et aimerait l'être... Une belle musique accompagne ce  beau film sans prétention, avec de belles scènes drôles, émouvantes. J'ai beaucoup aimé la petite fille qui joue Louise jeune. Je vous invite à aller sur le site du film. Vous y entenderez la musique, pourrez voir des photos, le scénario (!!!), des dessins, et plein d'autres choses encore.
 
 
J'ai vu aussi le Come back, avec Drew Barrymore (j'aime beaucoup) et Hugh Grant, excellent en ex-pop star des années 80. Il a un de ces déhanchés, faut le voir. Bonne humeur et très bons sentiments sont au rendez-vous. Et ça ne fait pas de mal. Ce n'est pas le meilleur film romantique que j'ai vu, mais il tient bien la route, Drew Barrymore est craquante, a une soeur complètement cinglée et Hugh Grant a de très bonnes répliques (du sur mesure).
3月4日

Dreamgirls

 
J'adore les comédies musicales. Je parle de celles de Broadway. Pas les françaises, ça n'a rien à voir.
J'ai eu la chance d'en voir sur scène à Londres : Le fantôme de l'Opéra, Le roi et moi, Cats... Et bien sûr, des films comme Le violon sur le toit, La mélodie du bonheur (j'assume), Le pirate (Judy Garland, Gene Kelly), Chantons sous la pluie et j'en passe et des meilleurs. Je n'avais pas du tout accroché à Chicago sur scène ; les chansons s'enchaînaient sans trop de fil conducteur, c'était un peu chiant. Ils l'avaient très bien adapté en film, qui est pour moi une réussite du genre.
 
Dreamgirls a été joué à Broadway avec succès. Il fallait donc une adaptation cinématographique.
Je vais être directe : je me suis fait chier !! Mais bien.
La mise en scène est d'un classique! Il n'y a pas d'âme dans le film (c'est embêtant pour des personnages qui chantent avec leurs tripes). L'un des personnages d'ailleurs chante qu'il a la "soul" (l'âme, et c'est aussi un genre musical). Et bien le film n'en a pas.
Juste quelques chansons sont bien, mais la majorité relève de la mièvrerie la plus profonde. Dans certains passages "joués" les personnages se mettent à chanter, et c'est catastrophique : lorsque Effie apprend qu'elle n'est plus la chanteuse leader du groupe, elle est furieuse, et chante, en gros :"vous pensez à ce que je ressens, mes sentiments, blabla". Et que tous se mettent à chanter sur une mélodie digne de la plus nunuche des mélodies : "mais on est une famille, on s'aimera pour la vie, lalalala". La cata.
 
C'est lent, long. Certes les comédiens jouent bien, chantent bien, mais ce n'est pas tout d'avoir un spectacle musical à succès, des comédiens reconnus, une chanteuse à succès (Bewoncé Knowles, qui se débrouille plus que bien), il faut aussi que la mise en scène suive, que la réalisation suive... qu'il y ai de l'âme quoi!
On s'ennuie, du début à la fin. Enfin, non. La première 1/2 heure passe assez vite. Mais au bout de 45 mns, je me suis demandée si je n'allais pas sortir voir autre chose.
 
La seule raison d'aller voir ce film est Jennifer Hudson, remarquable, aussi bien dans le jeu que lorsqu'elle chante. D'une force émotionnelle incroyable ! Moi qui n'aime pas les gueulardes (et les gueulards), elle m'a mis les larmes aux yeux. Je trouve d'ailleurs que c'est elle qui a les plus belles chansons.
 Jennifer Hudson
 
 

Michou d'Auber

 
Pour que les choses soient claires tout de suite, je le dis : pourquoi le nom du jeune Samy Seghir ne figure-t-il pas sur l'affiche avec ceux de ses deux collègues??? Parce qu'il n'est pas (encore) connu? Aaaah, que c'est énervant. Déjà lorsque j'avais vu la bande annonce, je m'étais posé la question, car il était évident que le jeune comédien portait le film autant que les deux stars.
Fait confirmé ! Ce gamin est excellent, touchant, juste, trop mimi quoi. Fasse à Nathalie Baye et Gérard Depardieu, il assure un max. Il faut dire que Thomas Gilou et Messaoud Hattou (dont c'est l'histoire) lui ont offert un très beau personnage, dans une histoire très touchante.
 
1960. Le père de Messaoud et son frère Abdel, est obligé de les placer à la ddass. Les deux frères seront séparés. L'aîné sera placé dans une famille qui le traitera comme un moins que rien, et Messaoud sera accueillit par Gisèle et Georges. Dans la France de ce début des années 60, la tention est palpable concernant l'Algérie (nous voyons d'ailleurs des allocutions de De Gaulle). Gisèle décide de teindre en blond son nouveau protégé, et de lui changer de nom. Il sera alors Michel.
Gisèle et Georges se prendront d'affection pour Michou, chacun à leur manière. Georges, ancien militaire, est aujourd'hui facteur. C'est un partisant de De Gaulle. Il prendra à coeur l'éducation du jeune garçon, souvent maladroitement.
 
Nathalie Baye joue finement le personnage de Gisèle, femme qui n'a pas pu avoir d'enfant, qui cache à son mari l'identité réel de Michou... Gérard Depardieu retrouve un personnage qui lui va comme un gant (un peu trop justement non? c'est un peu du déjà-vu), mais ici, il le fait plus en nuances. Les scènes qu'il partage avec le jeune garçon sont pleines d'émotions, et ça fait du bien de le voir comme ça, et pas seulement en brute épaisse.
 
Même si certains effets "émotionnels" sont prévisibles, on se laisse prendre par l'histoire de ce garçon, de sa famille, joué avec justesse. Entouré de préjugés, de personnes racistes, Michou essaie de vivre comme il le peut, protégé par sa famille adoptive.
On ne tombe pas dans le mélo, c'est plein de bons sentiments, mais ça fait du bien, ce film est plein d'espoir sur la tolérance et l'amour.
 

Comic Symphony

Vous aimez le théâtre? Vous aimez rire? Vous aimez la musique? Vous voulez découvrir la musique classique? Vous voulez faire découvrir la musique classique? Vous aimez passer du rire aux larmes?
Ce spectacle est fait pour vous !
 
Depuis environ 1 an, Marc Jolivet et Philippe Fournier, chef d'orchestre, joue ce spectacle inédit, avec l'orchestre symphonique de Lyon. Inédit par le fait de faire cohabiter la musique classique et un one-man-show. Vous êtes sceptique? Moi aussi, lorsque je l'ai découvert lors d'une diffusion après les fêtes de nouvel an à la tv à 2h du matin (j'avais enregistré hein, pas folle). J'avais énormément apprécié, et espérais qu'ils viennent tous un jour à Paris pour voir ce spectacle en direct, live.
 
Et je vous le dis, on l'apprécie à la télé, mais assis dans la salle, c'est du délire. L'orchestre ouvre ce spectacle, avec si je me souviens bien Beethoven et sa symphonie numéro 7 (mais je n'en mettrais pas ma main à couper, c'est peut-être la 5). C'est beau. au bout de 3 minutes, arrive Marc Jolivet, et pendant 2h on rit, on est ému, ça prend aux tripes. Bref, c'est génial. J'ai tout aimé ; le choix des musiques, très accessibles lorsque l'on ne s'y connait pas, sans perdre la "rigueur" professionnelle, emballent petits et grands. Et bien sûr Marc Jolivet, dont l'humour mélange poésie, actualité, et la musique !
L'orchestre de Lyon joue à merveille le jeu : nous avons dit non à l'Europe, voici sur scène un orchestre de plombier polonais venu en France former un orchestre symphonique. Marc Jolivet nous raconte certaines absurdités parisienne (boulevard St-Marcel et sa clinique du sport), les couloirs de bus sans bus,...et ce passage que j'ai trouvé très émouvant, lorsqu'il parle de la Terre, notre mère à tous que nous tuons sans en avoir rien à faire. Il n'y a pas de vulgarité dans ses sketches, et ça fait du bien. Et tout ça en musique ; Philippe Fournier a choisi justement de très beaux morceaux, que nos musiciens lyonnais jouent avec un plaisir communicatif. Le jeu qui existe entre le chef d'orchestre et Marc Jolivet fait plaisir à voir, ça dépoussière l'image des musiciens classiques et de la musique classique en général.
 
Toute cette énergie fait du bien. Ca recharge les batteries, les soucis se font oublier pendant le spectacle et même après. Ce Comic Symphony devrait être remboursé par la Sécu. Bien sûr il y aurait beaucoup moins d'achat d'antidépresseurs, mais tant pis pour les laboratiores pharmaceutiques. On a envie d'aller à des concerts à la Salle Pleyel ou au Châtelet (pour les parisiens).
Marc Jolivet voulait réaliser un rêve d'enfant (chanter de l'Opéra, diriger un orchestre symphonique -aah, le duel que les deux hommes se livrent- faire jouer du rock à ce même orchestre...), il a bien fait de le faire et de nous le faire partager. 3 ans de travail, de réactualisation des sketches selon l'actualité, des artistes qui sont heureux d'être sur scène...
 
Bref, que du bon. Allez-y, allez-y !
2月18日

Deux films français...

 
Si vous n'avez pas entendu parlé de la sortie de ce film, c'est que vous n'étiez pas sur la planète Terre.
D'ailleurs, peut-être qu'il y en a eu trop, justement, de publicité. en tout cas pour ma part. Car au bout d'un moment, je me suis dit qu'on nous avait montré le principal.
 
Mais malgré le très beau temps, l'heure (séance de 13h), la salle était comble.
Le pitch : la vie d'Edith Piaf, de sa plus tendre enfance (enfin, tendre...) à sa mort, 47 ans il me semble (elle en faisait bien 20 de plus).
Olivier Dahan a un respect évident pour la chanteuse. Il ne s'attache pas à sa vie sentimentale, mais à sa vie de scène. Ce qui finalement revient au même. Elle l'a dit elle même, si elle ne peut plus chanter, elle ne peut plus vivre. L'amour, la chanson, la scène, la vie, tout est lié.
 
Marion Cotillard est bouleversante dans le rôle titre. Qu'elle est Piaf est peu de le dire. Elle bouffe l'écran. Qu'elle soit Piaf à 19 ans qu'à la fin de sa vie, sa composition est magistrale. Elle est très bien entourée, de Pascal Greggory, à Jean-Pierre Martins, en passant par Emmanuelle Seigner, très touchante en prostituée qui sera pour quelque temps la mère d'Edith, mère qui ne saura pas s'occuper d'elle.
 
J'ai eu la gorge serrée plus d'une fois. Et dans le plan séquence dont j'ai beaucoup entendu parlé -Piaf apprend la mort de Cerdan, l'homme de sa vie- Marion Cotillard montre tout l'étendu de son talent.
Et c'est bien là le problème. J'ai toujours beaucoup aimé cette actrice, "simple", dans le sens où l'on ne voit pas son travail (comme Karine Viard). Et le fait qu'elle soit sur-maquillée pour des raisons logiques (jouer une femme qui est censée avoir 20 ans de plus, malade de surcroît) ajoute une fausseté malvenue qui gâche je trouve tout le travail de la comédienne. Et c'est dommage. Car finalement, était-ce vraiment utile de montrer l'histoire de Piaf après 40 ans, alors qu'elle n'était plus que l'ombre d'elle même, qu'elle se droguait, qu'elle prenait des médicaments à n'en plus finir pour combattre le mal qui la rongeait... je pense que c'est une erreur, pas forcément une erreur de forme, mais une erreur pour sa comédienne. Même si elle est incroyable, encore une fois, que ce soit en Edith Piaf chantant dans les rues ou Edith Piaf à la fin de sa vie. Car on voit bien, on sent bien que le personnage lui sort des tripes. Je ne pense pas que le réalisateur lui ai fait un cadeau pour le coup. Doublement dommage. Le grimage fait de l'ombre à l'émotion.
 
Et le fait aussi d'avoir sans cesse des flash-backs. Au milieu du film, il y en a moins, on peut alors respirer et se plonger dans l'histoire au moment M. Mais passer sans arrêt de Piaf à 8 ans, puis une semaine avant sa mort, puis 1 mois avant, et puis zou on revient à ses 10 ans... ça coupe l'émotion plus que ça ne l'aide.
Mais il y a des moments de grâce, bien sûr aussi aux chansons interprétées par la grande chanteuse. Lorsqu'on entend Mon Dieu, j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps... bon j'avoue, comme à peu près à chaque fois que je l'entends. Mais il faut aussi saluer les comédiennes qui jouent Edith Piaf à 5-6 ans et 10 ans : Manon Chevallier et Pauline Burlet. Elles sont superbes.
 
Conclusion : le film aurait été parfait (si la perfection existe) si l'histoire avait été arrêtée à temps, c'est à dire quand par exemple Edith Piaf chante une dernière fois à l'Olympia, avec entre autre, la chanson Je ne regrette rien. Marion Cotillard, poignante, aurait laissée une image (presque) authentique de la chanteuse. Et seule son immense talent aurait été ressenti.
 
 
 
Si vous voulez voir un film émouvant sans fioriture, allez voir
 
le treizième film me semble-t-il de René Féret, avec le génial Jean-François Stévenin (qu'il avait dirigé dans Les Frères Gravet) et la fille du réalisateur, Marie Féret.
 
Olivier passe sa vie à travailler. Mais après le départ de sa femme, il se bat pour avoir la garde de leur fille Léa. Le juge donnera raison au père, pour que la fillette ne perde pas ses repères. Mais Olivier ne sait jamais vraiment occupé de sa fille. Il ne sait comment être avec elle, tout simplement. Mais entre ces deux là, finalement, il n'y a pas besoin de grandes discussions.
Et c'est là toute la beauté de ce film, qui nous montre l'histoire de ce père et sa fille.
René Féret a réalisé un film superbe, parce que son duo l'est. Olivier, qui a une première fille d'une vingtaine d'année avec qui il n'a jamais vraiment parlé, partagé des choses, sait qu'il ne sait pas comment parler à Léa pour lui dire qu'elle est tout pour lui, et qu'il risque à chaque instant de la perdre.
 
Il y a une joie de vivre dans ce film, un bonheur impalpable, une émotion toujours présente qui fait beaucoup de bien. Ici, il n'y a que de la simplicité, simplicité de la réalisation, de l'écriture, mais aussi des comédiens, qui jouent "naturel" (on imagine tout le travail pour en arriver là). Et ça fait du bien. Le fait que la propre fille de Stévenin joue sa fille aînée apporte une touche d'autant plus émouvante que les deux personnages se rapprochent dans les difficultés que traverse Olivier.
 
Très bons comédiens, très belle histoire sensiblement réalisée : en conclusion : courrez voir ce film avant qu'il ne vous échappe et se fasse manger tout cru par les méga-productions. Ca serait vraiment dommage.
 

La vie des Autres

 
Premier film de l'allemand Florian Henckel von Donnersmarck, et c'est une réussite.
 
Dans les années 1980, un ministre demande à la Stasi de mettre sur écoute un jeune auteur de théâtre, Geoges Dreyman, le suspectant de ne pas adhérer aux idées de l'Allemagne de l'Est. Ainsi, l'auteur et sa compagne Christa-Maria, comédienne, vont être écoutés jour et nuit par deux agents, dont Weisler.
Mais celui-ci, rentrant petit à petit dans l'intimité du couple, va être de plus en plus fasciné et attiré par ce milieu et ce couple qu'il est sensé surveiller.
 
D'une mise en scène sobre, des acteurs au diapason, ce film frappe juste. Le sujet est traité sans fioriture, et c'est là sa force. La vie des autres pourrait être la notre, et le traitement utilisé est d'autant plus fort et juste. Weisler, cet officier de la Stasi, croit connaître toutes les techniques pour reconnaitre un traitre d'un innocent. Tout est dans la tactique pour faire parler le fautif. Dès la première scène, l'atmosphère est donné. Par sa réalisation, donc, sobre, mais aussi la lumière marron-orangé qui souligne toute la tension qui traverse le film.
 
Le pouvoir donne carte blanche à ceux qui la possède. Parce que le ministre est amoureux de l'actrice, il voudra faire tomber l'auteur, et porfitant de la politique communiste, fera tout pour arriver à ses fins. Mais dans ce système inhumain, totalitariste, c'était sans compter sur l'humanisme qu'avait tenté d'effacé en tous ces agents la Stasi. Weisler, agent froid et travaillant corps et âme pour l'Etat, va petit à petit découvrir l'art, et commencé à protéger celui qu'il est censé faire enfermer pour trahison.
 
Un film qui , malgré quelques petites longueurs, est à voir absolument. Un film qui mélange le thriller politique, la romance, sans tomber dans le mélodrame.
2月15日

Coup de coeur

Je viens de lire la liste des nommés pour les césars 2007 (oui, un peu tard je sais...). Pas de surprise évidemment.
Mais j'ai une demande à faire : VOTE MALIK ZIDI !!!!! Depuis le temps (4e nomination quand même, du jamais vu parait-il), il le mérite.
Voilà, merci
 
2月14日

Pêle Mêle

Bonjour tout le monde,
ces dernières semaines ont été bien remplies, mais j'ai quand même eu le temps d'aller voir quelques films. Bon, ayant un peu la flême je vous l'avoue, je ne ferai pas les "pitchs" des films. Bouuuu, c'est pas bien, je sais.
 
Dans l'ordre : Fur, avec l'excellent Robert Downey, Jr et Nicole Kidman, qui m'a un peu déçu dans ce film. Elle interprète Diane Arbus, qui aurait méritée d'avoir plus de relief. Le film est très esthétique, trop, car on n'arrive pas à rentrer totalement dans le film. A voir pour Robert, donc.
 
Pars vite et reviens tard, avec le géant José Garcia, entouré de comédiens aussi bons les uns que les autres. Sauf... et oui, j'ai une petite réserve : je trouve que le choix d'un des acteurs n'est pas judicieux. Ceux qui n'ont pas vu le film, passé au paragraphe suivant...
Le choix de Marie Gillain, par ailleurs très bien, met un peu -beaucoup pour ma part- sur la piste. Car pendant les 3/4 du film, on ne la voit pratiquement pas, son personnage n'est pas du tout développé. Rapidement je me suis dit : si elle a accepté, c'est pour une bonne raison, ça doit être elle. Et ça n'a pas loupé. Dommage donc.
Reste un bon film policier, le choix du musicien Patrick Doyle pour la bande son donne une atmosphère très anglophone, ce qui, je trouve, donne une touche plus universelle au film, qui se déroule à Paris. Le suspense s'essoufle petit à petit, mais José Garcia bouffe tellement l'écran, qu'on reste accroché à l'histoire.
 
Les Ambitieux avec la géniale Karine Viard. Peut-être la seule actrice qui m'épate à chacun de ses films. Par contre, je n'ai pas aimé la "moral" de l'histoire. Peut-on voler la vie de quelqu'un sans qu'il le sache, et le poser sur papier et le publier? Dans le film la réponse est oui, inutile de vous dire que pour moi la réponse est non. Pour la grande Karine.
 
Molière avec une pléiade d'acteurs qui s'en donnent à coeur joie. Certains critiques n'ont pas aimé le film parce que, celon le film -qui est une fiction- Molière aurait entendu certaines de ses futurs répliques les plus connues. Certains ont donc été génés qu'on montre un Molière n'ayant pas sorti de son cerveau lesdites répliques.
Je trouve que le film est, au contraire, un bel hommage à notre Jean-Batiste national, campé par l'incroyable Romain Duris, qui, comme Karine Viard, m'épate à chaque fois. Regardez Dans Paris, de Christophe Honoré, ça n'a rien à voir. Il est excellent dans le rôle de Molière, tour à tour sûr de lui, moqueur, désenchanté,... et j'en passe. Laura Maurante est superbe, et son accent italien ne gâche en rien son personnage de femme de tête, il rajouterait même un je ne sais quoi de super sexy. Fabrice Luchini est génial, il dit comme personne les mots. Edouard Baer est excellent en Dorante calculateur. Bref, à voir rapidement si ce n'est déjà fait. Molière est mon film du mois.
 
Le film mièvre du mois : Odette Toutlemonde de l'écrivain Eric-Emmanuel Schmitt, qui m'avait habitué à mieux. Pour l'histoire. Ces personnages sont caricaturaux à souhait, Catherine Frot fait du Catherine Frot, Francis Webber joue le même rôle que dans Les Ambitieux, seul Albert Dupontel échappe à ce schéma de déjà vu. Que se passe-t-il en France? Des comédiennes comme Frot, Huppert ont toujours le même style de rôle. Sont-ce les producteurs, les réalisateurs qui manquent d'imagination? Ou alors la peur que le public soit déçu ou je ne sais quoi? Je n'ai pas cité ces deux comédiennes par hazard. Elles ont partagé l'affiche du film Les soeurs fâchées. Bien sûr qu'elles étaient bien. Mais personnellement je trouve que s'ils avaient fait un mixe de films avec Isabelle Huppert d'un côté et de Catherine Frot de l'autre, on aurait obtenu la même chose. Moi j'aurais osé faire l'inverse : Frot jouant la fille coincée et Huppert la petite provencale débarquant à Paris et vivant au jour le jour... Enfin bref, tout ça pour dire que j'ai bien été déçue. 
 
 
 
 
 
1月23日

L'illusionniste

 
Malheureusement pour ce film, il sort après Le Prestige, avec Hugh Jackman et Christian Bale. Les deux films ont pour personnages principaux des magiciens. Mais la similitude entre les deux films s'arrête là. Ici, il ne s'agit pas de compétition entre deux magiciens de talent.
Vienne, début du 20e siècle. Eisenheim (Edward Norton, très bien), illusionniste de talent, devient rapidement la coqueluche du tout Vienne. L'héritier de la couronne, Leopold (Rufus Sewell, très méchant) voit d'un très mauvais oeil cette popularité. Il fait suivre Eisenheim par Ulhl (Paul Giamatti, très bien aussi).  Leopold est sur le point de se fiancer à la Duchesse Von Dechen, qui justement a connu dans son enfance Eisenheim, et qui, bien sûr, ne reste pas insensible aux charmes du jeune illusionniste. Mais là, oh drame, la jeune femme est retrouvée morte.
 
Voilà, ce n'est pas très palpitant tout ça, c'est long, et pas très intéressant, sauf les scènes d'illusionnismes, bien foutues. Mais le "duel" entre les deux hommes n'est pas très palpitant, et j'ai été déçu par la fin, même si je ne m'y attendais pas (oui, je suis une bonne spectatrice de ce côté-là). Jessica Biel est extrêmement mal maquillée, ça m'a gêné. Et la comparaison avec le film de Chritopher Nolan est inévirable. Reste un beau film visuel, mais il est beaucoup trop long pour le sujet traité. Eddie Marsan est très touchant en présentateur et compagnon de route d'Eisenheim. Mais les acteurs n'arrivent pas à faire oublier la lenteur et le vide de l'histoire.
 
Edward Norton
 

And the winner is...

Ca y est, la sélection pour les Oscars a été dévoilée. Vous pouvez voir la liste sur Allociné.
 
Voici mes votes, bien que je n'ai pas vu tous les films, mais on ne le dira pas trop fort.
-Pour le meilleur film, j'hésite entre Little Miss Sunshine et The Queen. Bon, je vote Little Miss Sunshine.
 
-Meilleur réalisateur : Stephen Frears pour The Queen.
 
-Meilleur acteur : en France nous n'avons pas encore vu Dreamgirls, Blood Diamond, Half Nelson,...ouai, en fait seul A la recherche du bonheur est sorti à ce jour. Donc je ne vote pas.
 
-Meilleure actrice : il y a un film qui n'est pas encore sorti en France, Chronique d'un scandale avec Judi Dench. Donc, je vote pour Helen Mirren pour The Queen. Même si la compétition est franchement de haut niveau.
 
-Meilleur acteur dans un second rôle : là pareil, sur 5 films, 3 ne sont pas encore sortis (demain sort Little Children). Je ne vote pas pour l'instant.
 
-Meilleure actrice dans un second rôle : Abigail Breslin pour Little Miss Sunshine, même si je pense qu'il y a peu de chance qu'elle le reçoive, vu son jeune âge...
 
-Meilleur scénario original : Là encore il y a 3 films sur 5 que je n'ai pas vu... Mais je vote Little Miss Sunshine.
 
-Meilleur scénario adapté : bon là j'ai rien vu alors je ne me prononcerai pas ; en tout cas pour le moment.
 
-Meilleure photographie : Wally Pfister pour Le prestige
 
-Meilleur décors : là aussi, il y en a trop que je n'ai pas vu. Ne se prononce pas donc
 
-Meilleurs costumes : Le Diable s'habille en Prada, of course!
 
-Meilleurs maquillages : j'ai pas vu les 3 films nominés, donc...
 
-Meilleur son : pfff, Dreamgirls? C'est une comédie musicale...
 
-Meilleur montage : pas vu pas pris
 
-Meilleur montage sonore : idem
 
-Meilleure musique : idem bis
 
-Meilleure chanson : ben...pas vu mais Dreamgirls? Je sais ce n'ai pas très sérieux ce vote.
 
-Meilleur film d'animation : Happy feet, il est trop mimi le manchot qui fait des claquettes comme Gene Kelly
 
-Meilleur film documentaire : voir la catégorie montage
 
-Meilleur court métrage : pareil
 
-Meilleur court métrage d'animation : pareil bis
 
-Meilleur court métrage documentaire : pareil ter
 
-Meilleur film étranger : Indigènes
 
-Meilleurs effets visuels : Superman returns parce que j'ai eu une grande overdose d'effets spéciaux pour Pirates des Caraibes.
 
Voilà. Peut-être que je changerai d'avis en voyant d'autres films qui vont sortir entre temps.
La nuit des Oscars sera le lendemain des Césars. Week-end paillettes et strass en perspective. Je vais prévoir un bon bol de Pop-corn. Il pourrait quand même m'inviter à la cérémonie des Césars pour mon anniversaire quand même.
1月11日

L'incroyable destin de Harold Crick

 
 
 
 
Harold Crick est un homme menant une vie plus qu'ordinaire. Sa vie est réglée comme une horloge ; en fait, c'est sa montre qui lui règle sa vie. Chaque jours de la semaine se ressemble : il se lève, prend son petit déjeuner, se lave les dents, prend le bus et va à son travail. Harold Crick est agent du fisc. Il n'a que ce travail dans sa vie, n'a qu'un ami, qui lui aussi travaille pour le fisc. Mais un jour, Harold Crick entend une voix féminine commenter sa vie. Et ce même jour, sa vie va basculer, sa montre va tomber en panne, et il va apprendre par cette voix qu'il va bientôt mourir...
En parallèle, Karen Eiffel est un auteur à succès, mais qui n'arrive pas à finir son roman. Dans tous ses romans, ses héros meurent. C'est comme ça. Sa maison d'édition lui envoit une assistante spécialiste dans l'aide aux "auteurs bloqués".
 
 
Il y a d'abord les comédiens, tous excellents. Emma Thompson en tête. Géniale en romancière paumée, ne sachant que faire de son personnage. Comment bien le tuer? Will Ferrell est déroutant de naturel, il prouve ici qu'il est un très bon comédien. Queen Latifah confirme ce que j'avais vu dans Chicago : elle déchire ! Elle donne avec justesse la réplique à la grande (l'immense) Emma Thompson. Maggie Gallenhaal est toute mimi en patissière au grand coeur et rebelle. Il faudrait tous les cités : Dustin Hoffman en professeur de lettres, qui va aider Harold Crick a confirmer qu'il n'est pas schyzo, Tom Hulce (je suis verte, je ne l'avais pas reconnu!!!) en psy...
Cette comédie est moins légère qu'elle n'en a l'air. Est-on maître de son destin? L'auteur décide-t-il vraiment du destin de son héros? Bref, malgré de petites longueurs vers la dernière partie du film, je me suis laissée prendre du début à la fin par ce film, et même je peux l'avouer : ils m'ont eu ! Harold va-t-il réussir à échapper à cette terrible destinée?...
On pense à The truman show, parenté plus lointaine aussi avec Dans la peau de John Malkovich pour l'ambiance... Je suis ressorti avec la pêche, le sentiment d'avoir vu un film intelligent, avec une superbe distribution, et avec quelques larmes en moins en réserve.
 
Ne boudé pas votre plaisir.
 
 
1月4日

Hollywoodland

 
Film de Allen Coulter, réalisateur de certains épisodes des Soprano, Six pieds sous terre et Sex and the city, entre autre. Séries à succès, qui présageaient du bon...
 
1959 : George Reeve (Ben Affleck), l'acteur de la série Superman est retrouvé mort. Suicide? Meurtre? Louis Simo (Adrien Brody) est engagé par la mère de l'acteur pour prouver que la thèse du suicide ne tient pas.
 
 
Que dire. Le problème majeur de ce film est à mon sens sa réalisation, trop classique, et qui manque de caractère. On ne ressent pas l'intérêt soit disant énorme du réalisateur sur son sujet : George Reeve, qui n'arriva pas à sortir de l'image de super héros, amant de la femme du dirigeant de la M-G-M. Un homme hanté aussi par ses démons. En parallèle, Louis Simo, jeune détective frimeur en recherche de reconnaissance de la presse écrite, lui aussi plein de failles (il est divorcé, à un petit garçon dont il n'arrive pas à être proche).
 
Diane Lane (Toni Mannix), Bob Hoskins (Eddie Mannix, pdg de la M-G-M), les seconds rôles sont très bien. Ben Affleck s'en sort bien dans le rôle de cet acteur qui broie du noir, prisonnier de son image de super héros, comédien qui n'est pas pris au sérieux... mais cette prestation ne vaut pas à mon avis un prix à Venise. Adrien Brody aurait été parfait si le réalisateur avait dans certaines scènes "dosé" l'acteur ; mais Brody supporte à lui tout seul ce film, avec son personnage de détective privé prêt à tout pour avoir sa photo en première page ou son nom dans le journal. Lui aussi, malgré son image de tête à claque (Simo, hein, pas Brody), a ses doutes, ses échecs. Divorcé, père d'un jeune garçon (ça lui va bien d'ailleurs je trouve la paternité. Quoi je m'égare!) qu'il n'arrive pas à comprendre. Mais le réalisateur prend trop de recule avec son histoire, ses personnages, pour qu'on se sente complètement impliqué, et le montage en parallèle fatigue rapidement ; je
serais rester plus longuement sur une période (avant-après la mort de Reeve) avant de passer à la suivante. Je commençais à perdre la notion du temps et être fatiguée de partir, revenir, repartir, rerevenir, etc...
 
La lumière de la salle se rallume, et le sentiment que j'ai eu (depuis le début du film en fait) est d'avoir assisté à un film sans identité réel, avec de bons acteurs, des personnages intéressants, mais une ambiance trop...propre pour nous emportez totalement dans les années 1959.
 
1月2日

Nouvelle Année

Je vous souhaite à toutes et à tous une excellente année 2007.
Santé, bonheur, travail, argent, amourgloireetbeauté...
 
 

12月29日

retour

Ohlala, ça faisait un bail que je n'étais pas venu laisser un petit billet !
 
Depuis Ne le dis à personne, j'ai vu plein de films...dont 3/4 oubliables (et oubliés).
L'une des grosses déception : Coeurs de Resnais. Aïe aïe. C'est tout sauf une comédie ce film. Démoralisant : vous êtes seul(e)s? Vous le resterez ! Paroles de Resnais.
J'ai râté La flûte enchantée de Brannagh (je n'ai pas été assez rapide, sniff).
Par contre, je vous conseil :
-Le prestige : bons comédiens (aaaah, Christian Bale), bonne intrigue, en deux mots : bon film.
 
-Mauvaise foi de et avec Roschdy Zem. Un film qui évite de tomber dans les clichés faciles. Les comédiens sont très bons, il y a de bonnes répliques...
 
-Happy feet, film d'animation avec plein de petits pingouins tout mimi qui chantent et qui dansent. On retombe en enfance, ça fout la pêche, trop bien.
 
Des films pas mal mais si-on-ne-les-voit-pas-c'est-pas-grave :
-Hors de prix avec Audrey Tautou et Gad Elmaleh. Bons acteurs (mention spéciale à Audrey), mais l'histoire est un peu plan plan.
 
-The last show : dernier film de Robert Altman. Les acteurs sont superbes (aaaah, Meryl Streep). Un film plein de mélancolie.
 
-The holidays : pour Kate Winslet, tout simplement Wouaouuuuu. Je l'adore cette actrice, et elle ne m'a pas déçue. Bon par contre, faut aimé la guimauve, yen a beaucoup, surtout avec les personnages de Cameron Diaz et Jude Law, too much.
 
-Le héros de la famille : avec une superbe distribution, Catherine Deneuve et Miou-Miou en tête. Par contre, la chirurgie esthétique a fait des ravages (n'est-ce pas Emmanuelle - c'en était dur à regarder). Et puis la faute de casting : Emmanuelle Béart (encore elle), qui interprète une chanteuse censée avoir été embaucher aux Etats Unis pour Les Misérables...heu pardon mais vu comment elle chante, ça m'étonnerait grandement, ou alors moi je suis la reine d'Angleterre. Elle n'a pas de voix, connaissant le milieu et surtout ayant vu le spectacle Les Misérables, c'est tout simplement impossible... ça m'a énormément gênée et ils l'ont fait trop chanter dans le film...c'est insuportable à force.
Reste un beau film sur la famille. Ce qui est important dans ce film n'est finalement pas ce qui se passe mais les personnages eux-mêmes, et j'aime ça.
 
A éviter absolument :
-Mon meilleur ami : mal filmé, pas intéressant pour un sous, mal dialogué...les comédiens ne peuvent rien défendre puisqu'il ne se passe absolument rien et qu'on n'en a rien à faire au bout de 10 minutes de film.