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May 14 changement d'adresseBonjour tout le monde,
je déménage, mais vous pouvez me suivre à l'adresse suivante :
A très bientôt
Maridelf April 26 Quelques locations du mois d'AvrilJe vous recommende, si ce n'est déjà fait, de voir American History X de Tony Kaye.
Un film qui date de 1998, avec Edward Norton, Edward Furlong, Beverly d'Angelo...
Mais il faut le dire tout de suite : ce film est violent, aussi bien par les propos tenus que par certaines scènes violentes "physiquement".
De quoi s'agit-il? Derek Vinyard, jeune skinhead neo-nazi, rongé par le racisme et la haine, tue de sang froid un jeune noir. Il est jugé et envoyé en prison. Lorsqu'il fini sa peine, il retrouve son jeune frère prendre le même chemin que lui. Mais son séjour en prison l'a changé...
Edward Norton a reçu de multiples nominations de meilleur acteur pour ce film (et récompenses). A juste titre. D'ailleurs la distribution est excellente. Beverly d'Angelo qui joue la mère est incroyable. Lorsqu'elle dit à son fils Derek, après une violente dispute : "J'ai honte que tu sois sorti de mon ventre"...m'a complètement retournée.
Mais bien évidemment, il n'y a pas que ça qui m'a retourné. Le film est brut, sans concession. Les propos crus, ainsi que les actes.
Mais ce qui m'a frappé est l'actualité du propos. Je ne l'avais pas vu à sa sortie en salle. Je l'ai loué il y a à peu près 2 mois. Le racisme, la peur de l'autre, de sa différence, de culture, de couleur de peau... on est en plein dedans en France (entre autre chose évidemment).
Le film est construit en flash-back, et pour une fois le précédé est justifié et fonctionne. Avant que Derek ne sorte de prison est filmé en noir et blanc, et de sa sortie de prison à la fin, en couleur.
Le seul bémol que j'émets est la fin moralisateur qui gâche beaucoup trop tout ce que le film montre, dénonce. Dommage donc. Mais le fait est que j'ai mis des jours à m'en remettre. Et que deux mois après, je ne l'ai pas oublié, loin de là.
![]() Dans un ton beaucoup plus léger, je vous conseille Paris je t'aime, film constitué de plusieurs court-métrages de réalisateurs internationaux. Un réalisé par Bruno Podalydès, les frères Coen, Olivier Assayas, Alfonso Cuaron, Gus Van Sant, avec des acteurs venus des Etats-Unis comme Steve Buscemi, Nick Nolte, de France comme Gaspard Ulliel, Aïssa Maïga...
Le principe? Chaque court-métrage se passe dans un arrondissement de Paris, et raconte sa propre histoire.
La difficulté avec le format court est d'intéresser le spectateur en quelques minutes. Ca passe ou ça casse. Dans Paris je t'aime, il y en a pour tous les goûts. Pour ma part, je n'ai pas tout aimé, certains m'ont même ennuyée, comme celui avec Nick Nolte et Ludivine Sagnier ; il y en a un que je n'ai absolument pas compris, d'autres sont très poétiques, comme celui de Sylvain Chomet, Alfonso Cuaron, dans deux genres différents. Au sujet du film de Cuaron, je dois pousser une gueulante quand même : l'histoire est supposée se dérouler dans le quartier de la Madeleine, et il se passe rue du Rocher !!! Il est vachement grand le quartier de la Madeleine quand même, il empiète même sur ses voisins. Ca m'a vraiment énervée. Que l'on n'aille pas me dire qu'ils n'ont pas trouvé un décor qui leur convenait dans le quartier de la Madeleine, ou alors il fallait écrire autre chose pour ce quartier. Non mais !
Celui avec Juliette Binoche ne m'a pas touché sur le moment, mais bien après. Etrange? Je ne sais pas, mais c'est comme ça.
Ne comptez pas découvrir Paris, comme quelqu'un qui ne connait pas pourrait s'y attendre. Paris, la ville en elle-même est plus un prétexte pour une rencontre cinématographique de réalisateur, auteurs venant d'univers, de lieux différents que d'un guide touristique.
Bref, il y en a pour tous les goûts, et finalement, c'est aussi ça Paris.
![]() Enfin, ce n'est pas le grand film de l'année, mais ça comédienne principale est tout simplement grandiose : Ecarts de conduite, film sorti en 2002, réalisé par Penny Marshall et avec Drew Barrymore, Steve Zhan, Brittany Murphy...
Je suis une très grande fan de Drew Barrymore, je trouve cette fille extraordinaire, et je pèse mes mots. Bon, je ne suis pas très Charlie's Angels 1 ,2 et je ne sais pas combien il y en a encore.
Mais je l'a trouve d'une sincérité désarmante à chacune de ses prestations. Elle donne tout, que ce soit dans la comédie ou dans le drame. Dans ce film, elle incarne une jeune fille qui rêve du prince charmant, et tombe enceinte à 15 ans d'un garçon dont elle n'est pas amoureuse. Ils se marient, et elle déchante très vite. Elle découvre que son mari est alcoolique, se drogue... Elle se retrouve seule à élever son fils, essayant en parallèle de reprendre ses études pour pouvoir prétendre à un travail autre que secrétaire.
Le film est tiré d'une autobiographie, Riding in cars with boys, de Beverly Donofrio, que joue Drew Barrymore.
Si le film tient la route, s'il vaut d'être vu, c'est surtout pour l'interprétation de Drew Barrymore, à 800% dans son rôle de jeune fille rêveuse qui se retrouve (bien obligée) de se battre et de regarder la vie en face.
Pour les fans de Drew Barrymore. Et les curieux qui sont prêt à ne pas s'arrêter à une affiche trompeuse, le film est plus profond qu'il veut bien laisser paraître, car il ne s'agit pas ici d'une bonne petite comédie drôlatique.
(D. Barrymore et B. Murphy)April 23 Lendemain de jour de voteOuf, le premier tour est passé.
La France a voté en masse, bravo !!!!
Je ne commenterai pas le vote parce que ce n'est pas mon rôle ni mon métier ni le but de ce blog.
Juste un petit tour des unes étrangères :
Newsweek a consacré un petit bout d'écran à l'élection.
le New York Times n'en a rien à faire, et il parrait que dans les rues de New York, personne n'est au courant que la France va changer de président. J'ai lu sur le blog télé de Télérama que les Français des Etats-Unis ont voté :
Sarko : 52,2%
Ségolène: 22,9% Bayrou : 18.8 Le Pen 1.9% Idem pour l'autre bout des Etats-Unis avec LA Times. Ils ont bien une rubrique World, mais la France ne semble pas y exister.
Le Monde fait un tour de la presse étrangère, donc c'est intéressant.
Allez faire un tour aussi sur le site de Courier International
Bon maintenant, allons faire un petit tour sur les sites de journaux européens.
L'Herald Tribune met Nicolas Sarkozy à sa Une.
Le Times met les deux candidats gagnants en première page.
Ne parlant qu'anglais, je n'ai regardé que ces sites. Mais Courier International est assez complet.
Voilà ! Bonne lecture et bonne semaine à tous ! (Enfin, j'espère que vous repasserez me voir April 21 demain on voteVous ne savez toujours pas pour qui voter? Vous hésitez entre deux politiques?
Voici deux sites qui peuvent vous éclairer :
http://votezplus.canalplus.fr/ (merci les Guignols) Vous pouvez faire les deux. Pour ma part, j'ai trouvé les mêmes résultats.
Et n'oubliez, votez demain ! April 20 Disparition de Jean-Pierre CasselLa nouvelle vient de tomber : l'acteur Jean-Pierre Cassel est mort hier à l'âge de 74 ans.
Une carrière incroyable, internationale, il a tourné avec les plus grands, avec Robert Altman, Sidney Lumet, Claude Chabrol mais aussi des "jeunes réalisateurs" (à l'époque) comme Mathieu Kassovitz.
On a pu le voir dernièrement dans Mauvaise foi de Roschdi Zem.
Il était aussi un grand danseur et chanteur (j'avais vu une diffusion d'un extrait d'un de ses spectacle où il faisait des claquettes) : la classe.
Voilà, ce comédien était la classe incarnée.
Je ne sais pas quoi dire d'autre à part un truc bâteau : il est parti trop tôt.
Au revoir Mr Cassel.
![]() April 19 La belle vie parisienneAh, que les parisiens sont sympathiques et calmes.
Hier, je marchais tranquillement sous les arcades du Louvre, lorsqu'un groupe de 4 personnes me fonce dessus. Je ne peux n'y aller à gauche, ni à droite, je suis prise au piège. Alors je ralentis... Ce que je n'avais pas fait !! La femme me fonce dessus en me hurlant : ben alors ! Faut se bouger là, vous bloquez le passage !!!!!
Oui mais bien sûr.
Aujourd'hui, je prends le métro, la ligne 13 pour être plus exacte, et arrivant à ma station de destination, je me mets devant les portes pour pouvoir effectuer ma sortie. Les portes souvrent, et là, en plein milieu, une jeune bringue bloque le passage. Je dis alors que j'aimerais bien descendre, et là, une voix stridente m'agresse les oreilles : vous avez qu'à bouger vos grosses fesses, non mais je rêve !!!!!
La fille est complètement hystérique.
Et là c'est moi qui rêve.
J'en ai MARRE, MARRE MARRE de ces gens qui se croient seuls au monde et ne connaissent pas les règles de savoir vivre de bases.
Et là je hurle dans mon fort intérieur à moi personnel qui n'implique que ma petite personne : merde merde merde merde merde. Bande de connards !
Voilà.
Ca va mieux.
Peace and love
April 11 Il faut souffrir pour être belle !Ce matin, après un beau week end de Pâques, quelques repas en famille bien caloriques, et quelques oeufs en chocolat dégustés avec plaisir, je vais à ma petite salle de gym. Il faut bien commencer à éliminer.
Donc je me retrouve à courir sur le tapis électrique de la salle de sport, je mets mes petits écouteurs dans les oreilles et je branche à la petite tv intégrée et je commence à zapper en courant (pas pratique pour un sous je vous l'accorde mais il faut bien faire passer le temps). Je tombe sur une chaîne de vente par correspondance bien connue de ceux qui ont le câble. On pouvait admirer une nana menue comme une allumette faire du stepper ("j'ai retrouvé une silhouette de jeune fille -alors qu'elle ne doit pas dépasser les 25 ans- grâce à cet objet de torture magnifique..."). Ouais, pas très crédible tout ça. Et moi qui commençait à bien transpirer, je souriais jaune.
Je zappe parce que je ne suis pas maso à ce point là.
Quelques minutes plus tard (j'ai quand même couru 25 mns... c'est beaucoup pour moi, surtout après un week-end de Pâques), bref, je retombe sur cette chaîne ou une autre avec un programme identique ; on nous bombarde beaucoup avec les produits miracles de régime, comme la soupe qui fait fondre : plus vous en mangez, plus vous maigrissez, trop fort. Avec bien sûr, en prime, une interview d'un médecin (il est autant que moi je suis la reine d'Angleterre), vantant ce produit miracle. Il y a le caleçon qui fait fondre, et j'en passe.
Bref, là n'est pas le problème (quoique). Sur un produit miracle, une voix de femme nous vantait ce produit en finissant par : grâce à lui vous retrouverez une ligne zvelte et vous sentirez de nouveau jolie...
Quoi??? Il faut être en dessous d'un poids normal pour se sentir jolie?????? Ben mince alors (ah, là je ne voulais pas faire de jeu de mots...)Depuis quand être maigre rend-il jolie et heureuse?? Evidemment, nous vivons dans une société valorisant la minceur (voir la maigreur). Mais de là à faire un amalgame entre la minceur et la beauté... où va-t-on?
Hier soir, sur France 5, j'ai vu un programme présenté par Paul Amar sur la minceur. Une représentante d'agences de casting de mannequin était là, entre autres invités. Elle disait ne pas connaitre le poids des mannequins, que seul la silhouette comptait. Elle nous prend pour des cons?? Une ancienne mannequin était là, et disait que la majorité des filles ne prenait qu'un repas par jour. Et ça ne posait aucun problème à la représentante des agences. Non, elles ne se mettent pas en danger, il faut arrêter avec ses clichés.
Ben voyons.
Et de nier que l'image de la maigreur n'avait aucune influence sur les jeunes adolescent(e)s les plus fragiles... C'est se voiler la face, et ça me met en rage.
Ah oui, vous avez vu la pub de...Dior je crois. Une fille nue dans un lit (un léger drap recouvre ses fesses quand même). C'est une "parodie" du Mépris avec Bardot. Seule la fille est plein écran. On apperçoit seulement les jambes (habillés) du mec... si cette fille est majeur, je veux bien manger des champignons toute une semaine (je déteste les champignons, ça me rend malade). Sérieux, et ça ne choque personne? De plus, sortie du contexte du film, cette scène renvoie une image complètement dégradante de la femme. Pourquoi elle est toute nue et pas lui?? La manière dont elle parle, les poses qu'elle prend, etc, sont extrêmement choquantes.
Comment ça je m'énerve?
March 27 Ensemble, c'est tout![]() J'avais beaucoup aimé le livre. Il m'est resté en mémoire plus une ambiance que l'histoire.
Je suis allée voir le film pour les comédiens, car souvent, lorsque l'on a aimé un livre, le résultat peut être décevant. Ici, j'ai été emballée. Je dois avouer que l'histoire était devenue très floue. Juste les grandes lignes m'étaient restées dans un coin de ma petite tête.
Le casting est ici impeccable. Le quatuor principal est tout simplement excellent. Guillaume Canet en jeune cuisinier bourru pas si méchant qu'il ne veut le faire croire (ouh la, chuis pas sûre que ce soit très français cette phrase...), Audrey Tautou, maigre comme un clou mais forte et têtue, Laurent Stocker parfait en aristo au grand coeur qui en a marre de bégayer et enfin Françoise Bertin magnifique en grand-mère qui ne veut pas finir sa vie dans une maison de repos. Ces quatres là qui n'ont rien en commum vont apprendre à se connaitre, à co-habiter.
Il y a une force émotionnelle évidente tout le long, on rit, on a les larmes aux yeux. Pas de pathos à deux balles, pas de personnages sacrifiés et caricaturés. Le film est juste et simple.
Et je dois admettre que je comprends (enfin) pourquoi Audrey Tautou joue autant. Depuis le film avec Gad Elmaleh, je trouve son jeu très intéressant, et surtout elle beaucoup plus présente. Elle a un jeu très intelligent et subtil que je n'avais pas décelé dans ses premiers films.
Que dire... Un beau film sur l'amitié, l'amour, qui fait du bien. Voilà, c'est tout.
March 20 Un français et un américainCommençons par celui qui m'a déçu : Ma place au soleil
![]() Un premier film de et avec Eric de Montalier. Avec un casting de rêve : Nicole Garcia, André Dussolier (
Les acteurs sont tous très bien. Pas de problème de ce côté. Mais trop de personnages ne sont traités que superficiellement. Le rythme du film en pâti. Il y aurait eu moins de couples traités, le réalisateur aurait pu approfondir la psychologie des personnages et surtout leur relation, purement anecdotique ici. je pense par exemple au couple Garcia-Dutronc, et plus particulièrement à leur fils. Pourquoi le père et le fils ne se parlent plus? On ne le saura jamais, alors pourquoi l'avoir montré, puisque ce problème n'a qu(in traitement anecdotique? Dommage pour Thomas Jouannet, très bon comédien. De plus, pour beaucoup de personnages on frôle la caricature. Seul le couple formé par Cluzet et Valeria Golino (
Dommage dommage. C'est le deuxième film choral que je vois et que je trouve superficiel (Selon Charlie, quoique les personnages étaient un peu plus profond quand même). Même pour les acteurs on s'ennuie.
Un film que je suis allée voir pour les comédiens, mais avec réserve :
![]() Comme quoi, parfois il ne faut pas écouter ses préjugés. J'ai beaucoup aimé ce film, sensible, simple dans ses sentiments, mais fort, sans jouer la carte postale sans âme (oh regardez comme c'est beau, on a mis beaucoup d'argent...). Le film est juste, beau, avec des acteurs superbes (aaaah Edward Norton
Il faut aimer les mélos, mais celui-ci est bien fait je trouve, intelligent, fort, grâce bien sûr à son duo principal.
Ne boudez pas votre plaisir de voir un beau film, aussi bien visuel que par son histoire forte, ses acteurs, justes (et producteurs), la musique d'Alexandre Desplat (cocorico), très simple...
Vous pouvez aller jeter un coup d'oeil au site du film.
![]() March 19 La nuit porte conseilJe crois que j'ai trouvé : il s'agit du film Hors de prix avec Audrey Tautou et Gal Elmaleh ! Ouf. Ca m'est revenu d'un coup ;) March 18 Besoin d'aideAu secours !!! Je recherche depuis trop de minutes maintenant le titre d'un film où le personnage principal féminin ne finit pas ses phrases...ce qui est sensé faire craqué le mec en face. Vous voyez de quoi je parle? Si oui, ça serait super gentil de me donner le titre. il me semble que c'est français, mais je ne suis vraiment pas sûre !
Merci d'avance ! March 17 Le printemps du cinémaProfitez du Printemps du cinéma, qui démarre demain pour 3 jours de folies ! Dans tous les cinémas la place est à 3.50 euros. Ca vaut le coup non?
Je vous conseille le dernier film que j'ai vu Le 4e morceau de la femme coupée en 3
![]() Premier film de (et avec) la comédienne Laure Marsac, avec le génial Denis Podalydès dans le rôle d'un moniteur d'auto école blasé.
Le titre est bizarre... le film l'est aussi surtout, je trouve, dans sa construction. Il est divisé en 3 (référence au titre), et c'est la dernière partie du film que je n'ai pas bien saisi. Enfin, j'ai tout compris, mais je n'ai pas compris pourquoi ce flash-back. Mais c'est pas grave du tout, car le film est empreint d'une légèreté (ce n'est pas du tout péjoratif), avec en tête le personnage de Louise, interprétée par Laure Marsac, superbe, pleine de grâce, tout droit sorti d'un film des années 70. Louise veut passer son permis de conduire pour être plus indépendante. Première partie du film. Louise réussit. Deuxième partie : elle va louer une voiture et faire des courses dans un grand magasin...elle oublie les clés dans la voiture et se retrouve enfermée dehors.
Laure Marsac met en scène cette femme rêveuse, pas vraiment connectée à la réalité, et aimerait l'être... Une belle musique accompagne ce beau film sans prétention, avec de belles scènes drôles, émouvantes. J'ai beaucoup aimé la petite fille qui joue Louise jeune. Je vous invite à aller sur le site du film. Vous y entenderez la musique, pourrez voir des photos, le scénario (!!!), des dessins, et plein d'autres choses encore.
J'ai vu aussi le Come back, avec Drew Barrymore (j'aime beaucoup) et Hugh Grant, excellent en ex-pop star des années 80. Il a un de ces déhanchés, faut le voir. Bonne humeur et très bons sentiments sont au rendez-vous. Et ça ne fait pas de mal. Ce n'est pas le meilleur film romantique que j'ai vu, mais il tient bien la route, Drew Barrymore est craquante, a une soeur complètement cinglée et Hugh Grant a de très bonnes répliques (du sur mesure). March 04 Dreamgirls![]() J'adore les comédies musicales. Je parle de celles de Broadway. Pas les françaises, ça n'a rien à voir.
J'ai eu la chance d'en voir sur scène à Londres : Le fantôme de l'Opéra, Le roi et moi, Cats... Et bien sûr, des films comme Le violon sur le toit, La mélodie du bonheur (j'assume), Le pirate (Judy Garland, Gene Kelly), Chantons sous la pluie et j'en passe et des meilleurs. Je n'avais pas du tout accroché à Chicago sur scène ; les chansons s'enchaînaient sans trop de fil conducteur, c'était un peu chiant. Ils l'avaient très bien adapté en film, qui est pour moi une réussite du genre.
Dreamgirls a été joué à Broadway avec succès. Il fallait donc une adaptation cinématographique.
Je vais être directe : je me suis fait chier !! Mais bien.
La mise en scène est d'un classique! Il n'y a pas d'âme dans le film (c'est embêtant pour des personnages qui chantent avec leurs tripes). L'un des personnages d'ailleurs chante qu'il a la "soul" (l'âme, et c'est aussi un genre musical). Et bien le film n'en a pas.
Juste quelques chansons sont bien, mais la majorité relève de la mièvrerie la plus profonde. Dans certains passages "joués" les personnages se mettent à chanter, et c'est catastrophique : lorsque Effie apprend qu'elle n'est plus la chanteuse leader du groupe, elle est furieuse, et chante, en gros :"vous pensez à ce que je ressens, mes sentiments, blabla". Et que tous se mettent à chanter sur une mélodie digne de la plus nunuche des mélodies : "mais on est une famille, on s'aimera pour la vie, lalalala". La cata.
C'est lent, long. Certes les comédiens jouent bien, chantent bien, mais ce n'est pas tout d'avoir un spectacle musical à succès, des comédiens reconnus, une chanteuse à succès (Bewoncé Knowles, qui se débrouille plus que bien), il faut aussi que la mise en scène suive, que la réalisation suive... qu'il y ai de l'âme quoi!
On s'ennuie, du début à la fin. Enfin, non. La première 1/2 heure passe assez vite. Mais au bout de 45 mns, je me suis demandée si je n'allais pas sortir voir autre chose.
La seule raison d'aller voir ce film est Jennifer Hudson, remarquable, aussi bien dans le jeu que lorsqu'elle chante. D'une force émotionnelle incroyable ! Moi qui n'aime pas les gueulardes (et les gueulards), elle m'a mis les larmes aux yeux. Je trouve d'ailleurs que c'est elle qui a les plus belles chansons.
Jennifer HudsonMichou d'Auber![]() Pour que les choses soient claires tout de suite, je le dis : pourquoi le nom du jeune Samy Seghir ne figure-t-il pas sur l'affiche avec ceux de ses deux collègues??? Parce qu'il n'est pas (encore) connu? Aaaah, que c'est énervant. Déjà lorsque j'avais vu la bande annonce, je m'étais posé la question, car il était évident que le jeune comédien portait le film autant que les deux stars.
Fait confirmé ! Ce gamin est excellent, touchant, juste, trop mimi quoi. Fasse à Nathalie Baye et Gérard Depardieu, il assure un max. Il faut dire que Thomas Gilou et Messaoud Hattou (dont c'est l'histoire) lui ont offert un très beau personnage, dans une histoire très touchante.
1960. Le père de Messaoud et son frère Abdel, est obligé de les placer à la ddass. Les deux frères seront séparés. L'aîné sera placé dans une famille qui le traitera comme un moins que rien, et Messaoud sera accueillit par Gisèle et Georges. Dans la France de ce début des années 60, la tention est palpable concernant l'Algérie (nous voyons d'ailleurs des allocutions de De Gaulle). Gisèle décide de teindre en blond son nouveau protégé, et de lui changer de nom. Il sera alors Michel.
Gisèle et Georges se prendront d'affection pour Michou, chacun à leur manière. Georges, ancien militaire, est aujourd'hui facteur. C'est un partisant de De Gaulle. Il prendra à coeur l'éducation du jeune garçon, souvent maladroitement.
Nathalie Baye joue finement le personnage de Gisèle, femme qui n'a pas pu avoir d'enfant, qui cache à son mari l'identité réel de Michou... Gérard Depardieu retrouve un personnage qui lui va comme un gant (un peu trop justement non? c'est un peu du déjà-vu), mais ici, il le fait plus en nuances. Les scènes qu'il partage avec le jeune garçon sont pleines d'émotions, et ça fait du bien de le voir comme ça, et pas seulement en brute épaisse.
Même si certains effets "émotionnels" sont prévisibles, on se laisse prendre par l'histoire de ce garçon, de sa famille, joué avec justesse. Entouré de préjugés, de personnes racistes, Michou essaie de vivre comme il le peut, protégé par sa famille adoptive.
On ne tombe pas dans le mélo, c'est plein de bons sentiments, mais ça fait du bien, ce film est plein d'espoir sur la tolérance et l'amour.
![]() Comic SymphonyVous aimez le théâtre? Vous aimez rire? Vous aimez la musique? Vous voulez découvrir la musique classique? Vous voulez faire découvrir la musique classique? Vous aimez passer du rire aux larmes?
Ce spectacle est fait pour vous !
Depuis environ 1 an, Marc Jolivet et Philippe Fournier, chef d'orchestre, joue ce spectacle inédit, avec l'orchestre symphonique de Lyon. Inédit par le fait de faire cohabiter la musique classique et un one-man-show. Vous êtes sceptique? Moi aussi, lorsque je l'ai découvert lors d'une diffusion après les fêtes de nouvel an à la tv à 2h du matin (j'avais enregistré hein, pas folle). J'avais énormément apprécié, et espérais qu'ils viennent tous un jour à Paris pour voir ce spectacle en direct, live.
Et je vous le dis, on l'apprécie à la télé, mais assis dans la salle, c'est du délire. L'orchestre ouvre ce spectacle, avec si je me souviens bien Beethoven et sa symphonie numéro 7 (mais je n'en mettrais pas ma main à couper, c'est peut-être la 5). C'est beau. au bout de 3 minutes, arrive Marc Jolivet, et pendant 2h on rit, on est ému, ça prend aux tripes. Bref, c'est génial. J'ai tout aimé ; le choix des musiques, très accessibles lorsque l'on ne s'y connait pas, sans perdre la "rigueur" professionnelle, emballent petits et grands. Et bien sûr Marc Jolivet, dont l'humour mélange poésie, actualité, et la musique !
L'orchestre de Lyon joue à merveille le jeu : nous avons dit non à l'Europe, voici sur scène un orchestre de plombier polonais venu en France former un orchestre symphonique. Marc Jolivet nous raconte certaines absurdités parisienne (boulevard St-Marcel et sa clinique du sport), les couloirs de bus sans bus,...et ce passage que j'ai trouvé très émouvant, lorsqu'il parle de la Terre, notre mère à tous que nous tuons sans en avoir rien à faire. Il n'y a pas de vulgarité dans ses sketches, et ça fait du bien. Et tout ça en musique ; Philippe Fournier a choisi justement de très beaux morceaux, que nos musiciens lyonnais jouent avec un plaisir communicatif. Le jeu qui existe entre le chef d'orchestre et Marc Jolivet fait plaisir à voir, ça dépoussière l'image des musiciens classiques et de la musique classique en général.
Toute cette énergie fait du bien. Ca recharge les batteries, les soucis se font oublier pendant le spectacle et même après. Ce Comic Symphony devrait être remboursé par la Sécu. Bien sûr il y aurait beaucoup moins d'achat d'antidépresseurs, mais tant pis pour les laboratiores pharmaceutiques. On a envie d'aller à des concerts à la Salle Pleyel ou au Châtelet (pour les parisiens).
Marc Jolivet voulait réaliser un rêve d'enfant (chanter de l'Opéra, diriger un orchestre symphonique -aah, le duel que les deux hommes se livrent- faire jouer du rock à ce même orchestre...), il a bien fait de le faire et de nous le faire partager. 3 ans de travail, de réactualisation des sketches selon l'actualité, des artistes qui sont heureux d'être sur scène...
Bref, que du bon. Allez-y, allez-y ! February 18 Deux films français...![]() Si vous n'avez pas entendu parlé de la sortie de ce film, c'est que vous n'étiez pas sur la planète Terre.
D'ailleurs, peut-être qu'il y en a eu trop, justement, de publicité. en tout cas pour ma part. Car au bout d'un moment, je me suis dit qu'on nous avait montré le principal.
Mais malgré le très beau temps, l'heure (séance de 13h), la salle était comble.
Le pitch : la vie d'Edith Piaf, de sa plus tendre enfance (enfin, tendre...) à sa mort, 47 ans il me semble (elle en faisait bien 20 de plus).
Olivier Dahan a un respect évident pour la chanteuse. Il ne s'attache pas à sa vie sentimentale, mais à sa vie de scène. Ce qui finalement revient au même. Elle l'a dit elle même, si elle ne peut plus chanter, elle ne peut plus vivre. L'amour, la chanson, la scène, la vie, tout est lié.
Marion Cotillard est bouleversante dans le rôle titre. Qu'elle est Piaf est peu de le dire. Elle bouffe l'écran. Qu'elle soit Piaf à 19 ans qu'à la fin de sa vie, sa composition est magistrale. Elle est très bien entourée, de Pascal Greggory, à Jean-Pierre Martins, en passant par Emmanuelle Seigner, très touchante en prostituée qui sera pour quelque temps la mère d'Edith, mère qui ne saura pas s'occuper d'elle.
J'ai eu la gorge serrée plus d'une fois. Et dans le plan séquence dont j'ai beaucoup entendu parlé -Piaf apprend la mort de Cerdan, l'homme de sa vie- Marion Cotillard montre tout l'étendu de son talent.
Et c'est bien là le problème. J'ai toujours beaucoup aimé cette actrice, "simple", dans le sens où l'on ne voit pas son travail (comme Karine Viard). Et le fait qu'elle soit sur-maquillée pour des raisons logiques (jouer une femme qui est censée avoir 20 ans de plus, malade de surcroît) ajoute une fausseté malvenue qui gâche je trouve tout le travail de la comédienne. Et c'est dommage. Car finalement, était-ce vraiment utile de montrer l'histoire de Piaf après 40 ans, alors qu'elle n'était plus que l'ombre d'elle même, qu'elle se droguait, qu'elle prenait des médicaments à n'en plus finir pour combattre le mal qui la rongeait... je pense que c'est une erreur, pas forcément une erreur de forme, mais une erreur pour sa comédienne. Même si elle est incroyable, encore une fois, que ce soit en Edith Piaf chantant dans les rues ou Edith Piaf à la fin de sa vie. Car on voit bien, on sent bien que le personnage lui sort des tripes. Je ne pense pas que le réalisateur lui ai fait un cadeau pour le coup. Doublement dommage. Le grimage fait de l'ombre à l'émotion.
Et le fait aussi d'avoir sans cesse des flash-backs. Au milieu du film, il y en a moins, on peut alors respirer et se plonger dans l'histoire au moment M. Mais passer sans arrêt de Piaf à 8 ans, puis une semaine avant sa mort, puis 1 mois avant, et puis zou on revient à ses 10 ans... ça coupe l'émotion plus que ça ne l'aide.
Mais il y a des moments de grâce, bien sûr aussi aux chansons interprétées par la grande chanteuse. Lorsqu'on entend Mon Dieu, j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps... bon j'avoue, comme à peu près à chaque fois que je l'entends. Mais il faut aussi saluer les comédiennes qui jouent Edith Piaf à 5-6 ans et 10 ans : Manon Chevallier et Pauline Burlet. Elles sont superbes.
Conclusion : le film aurait été parfait (si la perfection existe) si l'histoire avait été arrêtée à temps, c'est à dire quand par exemple Edith Piaf chante une dernière fois à l'Olympia, avec entre autre, la chanson Je ne regrette rien. Marion Cotillard, poignante, aurait laissée une image (presque) authentique de la chanteuse. Et seule son immense talent aurait été ressenti.
Si vous voulez voir un film émouvant sans fioriture, allez voir
![]() le treizième film me semble-t-il de René Féret, avec le génial Jean-François Stévenin (qu'il avait dirigé dans Les Frères Gravet) et la fille du réalisateur, Marie Féret.
Olivier passe sa vie à travailler. Mais après le départ de sa femme, il se bat pour avoir la garde de leur fille Léa. Le juge donnera raison au père, pour que la fillette ne perde pas ses repères. Mais Olivier ne sait jamais vraiment occupé de sa fille. Il ne sait comment être avec elle, tout simplement. Mais entre ces deux là, finalement, il n'y a pas besoin de grandes discussions.
Et c'est là toute la beauté de ce film, qui nous montre l'histoire de ce père et sa fille.
René Féret a réalisé un film superbe, parce que son duo l'est. Olivier, qui a une première fille d'une vingtaine d'année avec qui il n'a jamais vraiment parlé, partagé des choses, sait qu'il ne sait pas comment parler à Léa pour lui dire qu'elle est tout pour lui, et qu'il risque à chaque instant de la perdre.
Il y a une joie de vivre dans ce film, un bonheur impalpable, une émotion toujours présente qui fait beaucoup de bien. Ici, il n'y a que de la simplicité, simplicité de la réalisation, de l'écriture, mais aussi des comédiens, qui jouent "naturel" (on imagine tout le travail pour en arriver là). Et ça fait du bien. Le fait que la propre fille de Stévenin joue sa fille aînée apporte une touche d'autant plus émouvante que les deux personnages se rapprochent dans les difficultés que traverse Olivier.
Très bons comédiens, très belle histoire sensiblement réalisée : en conclusion : courrez voir ce film avant qu'il ne vous échappe et se fasse manger tout cru par les méga-productions. Ca serait vraiment dommage.
![]() La vie des Autres![]() Premier film de l'allemand Florian Henckel von Donnersmarck, et c'est une réussite.
Dans les années 1980, un ministre demande à la Stasi de mettre sur écoute un jeune auteur de théâtre, Geoges Dreyman, le suspectant de ne pas adhérer aux idées de l'Allemagne de l'Est. Ainsi, l'auteur et sa compagne Christa-Maria, comédienne, vont être écoutés jour et nuit par deux agents, dont Weisler.
Mais celui-ci, rentrant petit à petit dans l'intimité du couple, va être de plus en plus fasciné et attiré par ce milieu et ce couple qu'il est sensé surveiller.
D'une mise en scène sobre, des acteurs au diapason, ce film frappe juste. Le sujet est traité sans fioriture, et c'est là sa force. La vie des autres pourrait être la notre, et le traitement utilisé est d'autant plus fort et juste. Weisler, cet officier de la Stasi, croit connaître toutes les techniques pour reconnaitre un traitre d'un innocent. Tout est dans la tactique pour faire parler le fautif. Dès la première scène, l'atmosphère est donné. Par sa réalisation, donc, sobre, mais aussi la lumière marron-orangé qui souligne toute la tension qui traverse le film.
Le pouvoir donne carte blanche à ceux qui la possède. Parce que le ministre est amoureux de l'actrice, il voudra faire tomber l'auteur, et porfitant de la politique communiste, fera tout pour arriver à ses fins. Mais dans ce système inhumain, totalitariste, c'était sans compter sur l'humanisme qu'avait tenté d'effacé en tous ces agents la Stasi. Weisler, agent froid et travaillant corps et âme pour l'Etat, va petit à petit découvrir l'art, et commencé à protéger celui qu'il est censé faire enfermer pour trahison.
Un film qui , malgré quelques petites longueurs, est à voir absolument. Un film qui mélange le thriller politique, la romance, sans tomber dans le mélodrame. February 15 Coup de coeurJe viens de lire la liste des nommés pour les césars 2007 (oui, un peu tard je sais...). Pas de surprise évidemment.
Mais j'ai une demande à faire : VOTE MALIK ZIDI !!!!! Depuis le temps (4e nomination quand même, du jamais vu parait-il), il le mérite.
Voilà, merci
![]() February 14 Pêle MêleBonjour tout le monde,
ces dernières semaines ont été bien remplies, mais j'ai quand même eu le temps d'aller voir quelques films. Bon, ayant un peu la flême je vous l'avoue, je ne ferai pas les "pitchs" des films. Bouuuu, c'est pas bien, je sais.
Dans l'ordre : Fur, avec l'excellent Robert Downey, Jr et Nicole Kidman, qui m'a un peu déçu dans ce film. Elle interprète Diane Arbus, qui aurait méritée d'avoir plus de relief. Le film est très esthétique, trop, car on n'arrive pas à rentrer totalement dans le film. A voir pour Robert, donc.
Pars vite et reviens tard, avec le géant José Garcia, entouré de comédiens aussi bons les uns que les autres. Sauf... et oui, j'ai une petite réserve : je trouve que le choix d'un des acteurs n'est pas judicieux. Ceux qui n'ont pas vu le film, passé au paragraphe suivant...
Le choix de Marie Gillain, par ailleurs très bien, met un peu -beaucoup pour ma part- sur la piste. Car pendant les 3/4 du film, on ne la voit pratiquement pas, son personnage n'est pas du tout développé. Rapidement je me suis dit : si elle a accepté, c'est pour une bonne raison, ça doit être elle. Et ça n'a pas loupé. Dommage donc.
Reste un bon film policier, le choix du musicien Patrick Doyle pour la bande son donne une atmosphère très anglophone, ce qui, je trouve, donne une touche plus universelle au film, qui se déroule à Paris. Le suspense s'essoufle petit à petit, mais José Garcia bouffe tellement l'écran, qu'on reste accroché à l'histoire.
Les Ambitieux avec la géniale Karine Viard. Peut-être la seule actrice qui m'épate à chacun de ses films. Par contre, je n'ai pas aimé la "moral" de l'histoire. Peut-on voler la vie de quelqu'un sans qu'il le sache, et le poser sur papier et le publier? Dans le film la réponse est oui, inutile de vous dire que pour moi la réponse est non. Pour la grande Karine.
Molière avec une pléiade d'acteurs qui s'en donnent à coeur joie. Certains critiques n'ont pas aimé le film parce que, celon le film -qui est une fiction- Molière aurait entendu certaines de ses futurs répliques les plus connues. Certains ont donc été génés qu'on montre un Molière n'ayant pas sorti de son cerveau lesdites répliques.
Je trouve que le film est, au contraire, un bel hommage à notre Jean-Batiste national, campé par l'incroyable Romain Duris, qui, comme Karine Viard, m'épate à chaque fois. Regardez Dans Paris, de Christophe Honoré, ça n'a rien à voir. Il est excellent dans le rôle de Molière, tour à tour sûr de lui, moqueur, désenchanté,... et j'en passe. Laura Maurante est superbe, et son accent italien ne gâche en rien son personnage de femme de tête, il rajouterait même un je ne sais quoi de super sexy. Fabrice Luchini est génial, il dit comme personne les mots. Edouard Baer est excellent en Dorante calculateur. Bref, à voir rapidement si ce n'est déjà fait. Molière est mon film du mois.
Le film mièvre du mois : Odette Toutlemonde de l'écrivain Eric-Emmanuel Schmitt, qui m'avait habitué à mieux. Pour l'histoire. Ces personnages sont caricaturaux à souhait, Catherine Frot fait du Catherine Frot, Francis Webber joue le même rôle que dans Les Ambitieux, seul Albert Dupontel échappe à ce schéma de déjà vu. Que se passe-t-il en France? Des comédiennes comme Frot, Huppert ont toujours le même style de rôle. Sont-ce les producteurs, les réalisateurs qui manquent d'imagination? Ou alors la peur que le public soit déçu ou je ne sais quoi? Je n'ai pas cité ces deux comédiennes par hazard. Elles ont partagé l'affiche du film Les soeurs fâchées. Bien sûr qu'elles étaient bien. Mais personnellement je trouve que s'ils avaient fait un mixe de films avec Isabelle Huppert d'un côté et de Catherine Frot de l'autre, on aurait obtenu la même chose. Moi j'aurais osé faire l'inverse : Frot jouant la fille coincée et Huppert la petite provencale débarquant à Paris et vivant au jour le jour... Enfin bref, tout ça pour dire que j'ai bien été déçue.
![]() January 23 L'illusionniste![]() Malheureusement pour ce film, il sort après Le Prestige, avec Hugh Jackman et Christian Bale. Les deux films ont pour personnages principaux des magiciens. Mais la similitude entre les deux films s'arrête là. Ici, il ne s'agit pas de compétition entre deux magiciens de talent.
Vienne, début du 20e siècle. Eisenheim (Edward Norton, très bien), illusionniste de talent, devient rapidement la coqueluche du tout Vienne. L'héritier de la couronne, Leopold (Rufus Sewell, très méchant) voit d'un très mauvais oeil cette popularité. Il fait suivre Eisenheim par Ulhl (Paul Giamatti, très bien aussi). Leopold est sur le point de se fiancer à la Duchesse Von Dechen, qui justement a connu dans son enfance Eisenheim, et qui, bien sûr, ne reste pas insensible aux charmes du jeune illusionniste. Mais là, oh drame, la jeune femme est retrouvée morte.
Voilà, ce n'est pas très palpitant tout ça, c'est long, et pas très intéressant, sauf les scènes d'illusionnismes, bien foutues. Mais le "duel" entre les deux hommes n'est pas très palpitant, et j'ai été déçu par la fin, même si je ne m'y attendais pas (oui, je suis une bonne spectatrice de ce côté-là). Jessica Biel est extrêmement mal maquillée, ça m'a gêné. Et la comparaison avec le film de Chritopher Nolan est inévirable. Reste un beau film visuel, mais il est beaucoup trop long pour le sujet traité. Eddie Marsan est très touchant en présentateur et compagnon de route d'Eisenheim. Mais les acteurs n'arrivent pas à faire oublier la lenteur et le vide de l'histoire.
Edward Norton
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